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Le 29 décembre 2007 L’alarme sociale devient obligatoire avant tout préavis
(Info Flash N° 24/07 du 28 décembre 2007) Un avenant au protocole d’accord relatif au droit syndical et à l’amélioration du dialogue social a été signé par les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT (GISO) et FSI. Tout en préservant l’originalité du dispositif d’alarme sociale mis en place en 1996, il le rend obligatoire comme l’impose la loi sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs du 21 août 2007.
Ainsi, à partir du 1er janvier 2008, tout préavis de grève, pour être valable, devra être précédé d’une alarme sociale conclue par un constat de désaccord. Il semblerait donc que la mise en place de la Loi dite de "Service Minimum" se fasse avec l'aval de certains syndicat de la RATP qui s'y déclaraient pourtant opposés !
D'ores et déjà, et comme nous l'avions déclaré lors de la séance de négociation, SUD RATP se propose à la mise en oeuvre d'un droit d'opposition, dès réception du protocole signé, sauf à considérer que la signature du GISO CGT engage toute la CGT.
Dans le cas contraire, chacun prendra toutes ses responsabilités devant les salariés autour de la restriction d'un droit constitutionnel qui n'appartient qu'à eux !
Le 28 décembre 2007 Projet de décret relatif au régime de retraite RATP Le projet de décret relatif au régime spécial de retraite du personnel de la RATP sera présenté pour avis au conseil d'administration de la caisse de retraite le 7 janvier 2008.
D'ores et déjà, un certains nombre d'organisations syndicales, ayant souscrit au processus des négociations tripartites d'entreprise, crient à l'imposture alors que ce décret ne fait que révéler ce que SUD a toujours dénoncé.
Ainsi, ce décret anticipe l'augmentation progressive des durées de cotisation au delà de 2012, où la passage à 40 annuités sera effectif, jusqu'à l'horizon 2024, au rythme d'un trimestre supplémentaire par an, soit 40 annuités en 2012 ; 41 annuités en 2016 ; 42 annuités en 2020 et vraisemblablement 43 annuités en 2024.
On retrouve donc bien les trois rendez-vous programmés par la Loi Fillon de 2003, augmentant les durées de cotisation jusqu'en 2020, avec un décalage de 4 ans pour les régimes spéciaux. Rien d'étonnant pour SUD RATP qui a toujours dénoncé cette perspective, en refusant de l’accompagner !
Le 27 décembre 2007
Communiqué SUD RATP : Modération salariale à la RATP ! Alors que le rapport Dares 2007 N°52.1 révèle que, dans les entreprises de 10 salariés ou plus de l'ensemble de l'économie hors agriculture et hors emplois publics, l'indice du salaire mensuel de base de l'ensemble des salariés a progressé de 0,7 % au troisième trimestre 2007, soit de 2,6 % sur un an ;
Que dans ces mêmes entreprises, l'indice du salaire mensuel de base de l'ensemble des salariés avait déjà progressé de 2,6 % sur un an en 2006 (Rapport Dares 2006 N°13.2) ;
Que d'ores et déjà les premières Négociations Annuelles Obligatoires laissent entrevoir une progression similaire des salaires en 2008 ;
Que l’accord triennal signé par les organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, FO, UNSA et Indépendants, fige à 1,5% les augmentations salariales à la RATP pour les années 2007 ; 2008 et 2009.
Qu’à la lecture de ces éléments, et sans nouvelles négociations, il apparaît un différentiel d’environ 3,3% des augmentation salariales à la RATP sur ces trois seules années ;
SUD RATP exige l'ouverture immédiate de Négociations Salariales pour 2008, conformément à la Loi (Article L132-27 du code du travail), et rejette la politique partenariale de modération salariale menée à la RATP ces dernières années, et pour les années à venir, annihilant par ailleurs les maigres mesures d’accompagnement mises en place à l’occasion de la réforme de notre régime spécial de retraite.
A l’exemple de Loi TEPA que la direction refuse d’appliquer à la RATP, malgré les nombreuses demandes de SUD, la promesse de devoir travailler plus longtemps devient une réalité pour les salariés de notre entreprise, celle de pouvoir gagner plus relève de pure démagogie !
Le 20 décembre 2007
Déclaration SUD RATP : Réunion de négociation Tripartite du 20 décembre 2007 Nous voici le 20 décembre 2007, jour de la réunion conclusive sur l’accompagnement de la contre-réforme Fillon des régimes de retraite des salariés de la RATP. En sachant que cette réunion n’abordera que l’aspect réglementaire d’un recul social sans précédent, le moment est peut-être venu de faire un bilan de ce conflit, d’en tirer les conclusions qui s’imposent et toutes leurs conséquences… Dès la rentrée de Septembre, SUD Ratp a lancé un important travail d’information sur les projets du gouvernement, sur l’attaque qu’il préparait à l’encontre des « régimes spéciaux » de retraite. Au fil des semaines, beaucoup de salarié(e)s se sont demandés pourquoi d’autres syndicats n’en faisaient pas autant. Les positions ambiguës quant à la revendication centrale du maintien des régimes spéciaux ont éclairci cela ! Acteur d’une unité syndicale la plus large possible, SUD Ratp a également fourni un gros travail quant au cadre interprofessionnel de ce mouvement, car nous l’avions dit dès le début: nous ne gagnerions pas seul, mais bien dans l’unité la plus large. Tous n’ont pas fait ce travail, c’est malheureusement à déplorer ! Mais faisons ensemble un petit retour sur les moments importants de ce conflit. Après l’intense période d’information et de préparation à la défense de nos acquis, se profile la journée du 18 Octobre. SUD Ratp, avec FO et l’UNSA, pose un préavis reconductible à partir de cette journée, n’ayant pas réussis à convaincre les autres organisations syndicales de l’extrême importance du caractère reconductible de ce conflit. Force est de constater que nous avions bien mesuré le degré de contestation des salariés puisque, malgré les nombreux appels à la reprise du travail le 19 octobre, le taux de grévistes et les assemblées générales restaient à des niveaux historiques. Mais la force de l’appareil syndical, même si de nombreuses sections jouent le jeu et les promesses de reconductions au mois de Novembre furent assez vite dévastateurs et les derniers bastions plièrent, les 22 et 23 Octobre, dans l’espoir incertain de la poursuite des luttes en Novembre. SUD Ratp, malgré sa légitime déception, travailla dès lors à la reconstruction d’un front unitaire comme d’un rapport de force à la hauteur des enjeux, en insistant encore sur la prise en main de ce mouvement par les salariés eux même, notamment par l’intermédiaire des Assemblées Générales. Le travail d’unité syndicale fut difficile, mais finit par payer. Et l’ensemble des organisations syndicales, excepté la CFE-CGC, rejoint SUD Ratp en posant des préavis majoritairement reconductibles à partir du 14 Novembre. Et le conflit reprit forme, dans des proportions moindres qu’au mois d’Octobre, mais encore très importantes. Notons au passage, de la part du gouvernement, une campagne médiatique d’une envergure sans précédent de dénigrement, de calomnie. En parallèle, la direction de la RATP fait mourir de rire (voila peut-être un beau moyen de régler ce problème de retraite) la France et l’univers tout entier en tentant d’expliquer pourquoi un taux presque inexistant de grévistes pouvait entraîner autant de perturbations… Le 13 Novembre, à quelques heures du début du mouvement de grève à la RATP et à la SNCF, des responsables syndicaux demandent au gouvernement que les négociations se fassent par entreprise, mesure jusque là rejetée à juste titre car empêchant de poser le problème dans sa globalité et de remettre en cause le fond du problème des retraites. Néanmoins, la lutte dure, vie, portée par les travailleurs, qui expriment dans les A.G leurs revendications, notamment par l’intermédiaire de motions votées dans ces même A.G. Et globalement, ces motions, largement diffusées et envoyées à tous les syndicats, étaient claires. Les quatre revendications non négociables pour les salariés étaient :
Arrive donc ce jour du 21 novembre, où tous les syndicats de la RATP, excepté SUD qui resta sur la position des A.G, négocient avec la direction un calendrier, assez long pour inciter les grévistes « à prendre en compte nos usagers ». Tout semble négociable. Le seul problème, c’est que ce « tout » ne comprend aucune des revendications des salariés, c'est-à-dire les 4 points citées auparavant. C’est peut être pourquoi certains tentent aujourd’hui nous faire croire que les travailleurs en lutte n’avaient comme unique revendication un accompagnement à la destruction de leur régime de retraite. Au sortir de cette entrevue, le fossé entre les « hautes sphères » syndicales et les militants de terrain paru abyssal ! En effet, en fonction du rapport de force largement favorable à ce moment là, les discours « gardez vos forces pour plus tard » et « faut penser aux usagers » interloqua quelques peu ! Et après plus de 7 jours de grève, ceux qui, n’appellent plus à poursuivre le mouvement, cassent l’unité syndicale et réussissent doucement à étouffer ce mouvement (ce qu’ils avaient déjà fait le 18 octobre). Faire reprendre le travail alors que l’économie commençait à s’en ressentir est pour SUD RATP une erreur stratégique lourde de conséquence. Car la première « table ronde » débute le 26 Novembre, et conformément aux vœux du gouvernement, sans contrepoids face au rapport de force économique de ce dernier ! Cohérent dans son positionnement et à l’écoute des salariés, SUD Ratp décide de ne pas « négocier » la mise en œuvre de cette contre-réforme. Néanmoins, à la demande quasi unanime des Assemblées Générales, nous réintégrons, en tant qu’observateur, ces tables rondes, les grévistes n’ayant globalement plus qu’une confiance toute relative dans les partenaires sociaux. Dès lors, nous informons les assemblées générales de la teneur des débats. Nous sommes donc le 20 Décembre et la réunion de cet après midi devrait donc conclure ce dossier. Nous ne vous ferons pas un récapitulatif détaillé, par respect pour l’instance (il nous faudrait sûrement plusieurs jours) du catalogue de mesurettes accordées pour faire passer la plus grosse pilule jamais avalée par les salariés de la RATP. Nous laisserons aux autres, la direction et ses partenaires sociaux, le soin de faire la publicité de ce superbe cadeau de noël. Beaucoup ont déjà commencé… Les salarié(e)s en lutte n’ont pas su, globalement, s’organiser et faire vivre ce conflit jusqu’à l’obtention des revendications exprimées, au-delà des organisations syndicales. Sur ce point, c’est pour nous un échec, même si la tâche était ardue. Néanmoins, certains aspects de cette lutte sont à positiver. En premier lieu, l’implication des jeunes dans ce mouvement, peu redonner quelques motifs d’espoir pour l’avenir. Tout comme la force et l’importance, même si ce ne fut suffisant, des A.G. A noter également la cohérence du travail et du positionnement interprofessionnel de l’Union Syndicale Solidaires qui, à travers l’exemple d’EDF/GDF où SUD Énergie, trois jours avant le début de la grève reconductible, est le seul syndicat à appeler à un tel mouvement. Certes, ces motifs de satisfaction paraissent bien maigres face à la braderie d’acquis sociaux vieux de plus d’un demi siècle. Mais pour l’instant, nous devrons nous en contenter...
Le 13 décembre 2007 Réponse de François HOLLANDE à SUD Madame Annick Coupé, Déléguée générale Union syndicale Solidaires François HOLLANDE
Le 12 décembre 2007 CGT : le temps des cadeaux Les ministres en charge de la réforme des régimes spéciaux assurent que les négociations dans les entreprises publiques de transport sont des plus ouvertes. Elles pourraient même déboucher sur des gestes «particuliers», résume l'un d'entre eux. La preuve : «Pour l'instauration du droit d'alerte à la RATP, le PDG Pierre Mongin a accepté de financer 50 permanents de la CGT...» (Paru dans le Nouvel Obs du 6 décembre 2007) http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2248/articles/telephonerouge.html" target=?_blank
Lettre au PDG Monsieur le Président Directeur Général, Le syndicat SUD de la RATP vous demande de faire tout l'éclairage sur les mesures de financement de 50 permanents privilégiés, évoqués dans un article du Nouvel Observateur, en échange de l'attitude réformiste adoptée par certains syndicats de l'entreprise, dans le cadre de la réforme de notre régime spécial de retraite. A ce jour, il ne nous était pas apparu que le nombre de permanents, au titre du droit syndical propre à la RATP, augmentait à l'occasion de la mise en place de la Loi sur le Dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de personnes, dans le cadre des négociations qui ont été menée sur ce sujet. Nous attendons les explications nécessaires à démentir les affirmations ministérielles évoquées dans cet article du Nouvel Observateur, faute desquelles nous les considèrerions comme Vraies. SUD
Le 11 décembre 2007 Déclaration SUD RATP : Négociation Tripartite du 11 décembre 2007 En préalable, SUD RATP n'accuse pas l’entreprise de refuser le dialogue social dans le cadre de la réforme de notre régime spécial de retraite, puisque SUD n’a jamais poussé la porte de négociations d’entreprise qu’il rejette sur fond d’une régression sociale. Malgré un désaccord de fond, SUD regrette le fait que la CGT n’ait rien obtenue à l’occasion du dépôt de son préavis. Contrairement à d’autres en demande, SUD RATP ne sollicite pas la création d’un « observatoire des pénibilités », puisque pour le fait SUD RATP demande le maintien des bonifications liées aux pénibilités existantes, pénibilités qui n’ont pas disparues à l’occasion de la réforme. Pour répondre à certaines déclarations, SUD RATP n’est pas l’ennemi des usagers, mais rappelle que le but d’un syndicat ouvrier est de se battre pour préserver les acquis sociaux des salariés ! « Le syndicalisme qu’il faut combattre c’est celui de SUD ! » Ainsi s’exprimait le premier secrétaire du parti socialiste, dans un entretien livré à Sud Ouest du 26 novembre 2007. « Le syndicalisme qu’il faut combattre c’est celui de SUD ! » A l’instar de cette révélation, jamais les syndicats SUD n’ont été associés aux réunions ministérielles, préparatoires aux deux documents d’orientations relatifs à la réforme des régimes spéciaux. Tout juste SUD c’est vu informé, après avoir été affublé d’une « attitude peu participative ». « Le syndicalisme qu’il faut combattre c’est celui de SUD ! » A peine reconnu représentatif, de fait, le syndicat SUD de la Ratp a dû se battre pour préserver son intégrité, malmenée par quelques coalitions contre nature. « Le syndicalisme qu’il faut combattre c’est celui de SUD ! » Nos locaux syndicaux saccagés révèlent déjà cette réalité, qui n’entamera pas notre détermination à persévérer dans la voie d’un syndicalisme qui dénonce toutes les impostures, où qu’elles se trouvent. « Le syndicalisme qu’il faut combattre c’est celui de SUD ! » Cette affirmation, de la part d’un parti politique qui a perdu son statut d’opposition, nous conforte dans notre stature d’adversaires sociaux, qui loin d’accompagner les régressions sociales revendiquent l’extension d’acquis sociaux à tous des salariés. SUD RATP maintien son refus à négocier des mesures d’accompagnement à « la casse de notre régime spécial de retraite », prémisse à d’autres attaques, et réaffirme son opposition à l’allongement des durées de cotisation ; son refus de toute décote ; son rejet du double statut. Une mesurette de plus, si tant est qu’elle soit acquise, n’y changera rien, un rendez-vous supplémentaire, au terme d’une négociation qui n’a pas été nôtre, n’entamera pas notre détermination à soutenir les salariés de la RATP qui restent majoritairement attachés au « maintien en l’état de notre régime de retraite », même si la désunion syndicale sur ce thème ne laisse que peu de place à la concrétisation de cette aspiration.
Le 10 décembre 2007 Lettre de Solidaires à François HOLLANDE Monsieur le Premier secrétaire, Dans un article du journal l’Est républicain, daté du 23 novembre, vous portez un certain nombre de jugements sur le mouvement syndical (ces éléments ont été repris dans le journal Sud Ouest du 26 novembre). Le journaliste vous fait dire : « En revanche, le syndicat que nous devons combattre, c’est SUD, le syndicat qui ne cherche que la lutte, en lien avec la LCR ». Si cette citation s’avérait exacte, - dans le cas contraire elle devrait faire l’objet d’un démenti officiel au journal -, elle serait d’une extrême gravité. Elle contient deux contre-vérités, contrevient à un principe fondamental et constitue une déclaration de guerre contre notre organisation syndicale. Vous affirmez que SUD « ne cherche que la lutte ». Si la création de rapports de forces nous paraît essentielle pour espérer faire aboutir nos revendications, les organisations membres de l’Union syndicale Solidaires participent aux négociations lorsqu’elles y sont invitées et signent des accords quand ils sont favorables aux salariés. Cette première affirmation est donc totalement erronée. L’Union syndicale Solidaires « ne cherche » que la satisfaction des revendications. Il est assez naturel qu’il puisse y avoir des différences de point de vue sur tel ou tel aspect de la vie sociale entre le parti que vous représentez et notre Union syndicale, ce d’autant plus que la fonction des partis politiques et celle des organisations syndicales sont différentes. Tout ceci fait partie de la vie démocratique. Il n’est par contre pas acceptable que vous tiriez de ces divergences la nécessité de « combattre » notre organisation. Au moment où Dans l’attente d’une réponse de votre part, je vous prie de croire, Monsieur le Premier secrétaire, à l’expression de mes salutations syndicalistes. Annick COUPE, Déléguée générale Le 7 décembre 2007 Haro Politique contre SUD Dans un entretien accordé à SUD OUEST le 26 novembre 2007, le 1er secrétaire du parti socialiste, François HOLLANDE, se félicite de « l’évolution réformiste de la CGT », en ajoutant que « le syndicalisme que l’on doit combattre c’est celui de SUD » !
Il n’en fallait pas tant pour confirmer que SUD est désormais le seul adversaire social digne de ce nom dans notre pays, et qu’en matière de syndicalisme, comme en politique, le réformisme au service de la régression sociale est une valeur communément partagée.
SUD RATP rejette la qualification de « gauchistes », car son seul but a toujours été celui de la défense des salariés qu’il représente, sans jamais s’interdire de combattre les politiques de droite, comme de gauche, dès lors qu’elles sont néfastes à ces intérêts.
Les Adhérents, militants et sympathisants de SUD RATP n’oublierons pas cette prise de position politique, indigne d’un parti se prétendant investi des valeurs du Socialisme.
Le 6 décembre 2007 Communiqué SUD RATP : Grève du 12 décembre 2007 Le syndicat CGT-RATP a déposé un nouveau préavis de grève pour la seule journée du 12 décembre 2007, afin de peser dans les négociations en cours sur les mesures d'accompagnement de la réforme de notre régime spécial de retraite.
Cette revendication étant éloignée du mot d'ordre que nous avons toujours soutenu aux cotés des salariés, « Pour le maintien en l'état de notre régime de retraite », SUD RATP ne s'engagera pas dans cette action, comme nous avons laissé à d'autre l'initiative d'entrer dans des négociations d'entreprise aujourd'hui révélées comme infructueuses. SUD RATP refuse l'idée même de ces négociations par entreprise - résultantes d'une décision politique - qui obèrent toutes les négociations à venir pour les prochaines années, en raison de l'impact financier de la réforme de notre régime de retraite laissé à la seule charge de l'entreprise. SUD RATP ne renâcle pas devant le combat, encore faut-il ne pas faire semblant de le mener, après l’avoir dilué, et ne pas se tromper d'objectif ! Toute liberté étant donnée à nos adhérents, militants et sympathisants de se rallier à des mots d'ordre divers et variés sur des mesures accompagnants une réforme que nous avons toujours refusé. ![]() Le 5 décembre 2007 Déclaration SUD RATP : Négociation Tripartite du 5 décembre 2007
Dans la nuit du 29 au 30 novembre 2007, nos locaux syndicaux ont été cambriolés, ou plutôt saccagés car hormis les nombreux dégâts constatés, nos voleurs, suffisamment bien informés pour pénétrer un poste de redressement alimentant plusieurs lignes de métro sans effraction, n’ont emporté qu’un maigre butin pour l’essentiel constitué de données confidentiels du syndicat. Rassurez-vous, SUD RATP n’avait rien à cacher !
Au-delà de ce fait divers sans grande importance, c’est tout le climat d’hostilité dans lequel évolue notre organisation syndicale qui se révèle. Ce qui au passage nous conforte dans notre action, car ce qui dérange en matière de syndicalisme est souvent ce qui en arrange d’autres, peu animés par l’esprit fraternel du militantisme solidaire.
C’est pourquoi nous allons continuer dans la voie de la prise de risque, qui ne nous a jamais effrayé, comme le prouve ce qui va suivre.
Si la délégation SUD n’a pas reçu mandat pour négocier le recul social de la réforme des retraites, cela ne nous interdit pas de nous poser en questions, voir en conseil de ceux en négociation et qui vont bientôt devoir rendre des comptes aux salariés, sur des promesses qui ne pourront être tenues.
Jusqu’à présent, les « mesures d’accompagnement » négociées sont loin, très loin de répondre aux attentes des salariés de la RATP, qui se sont exprimés au travers des actions de grève des 18 octobre et 14 novembre 2007 et suivants.
Peut-être est-il temps aujourd’hui de répondre au moins en partie à au moins l’une de leurs attentes, à savoir celle de pouvoir partir à l’âge auquel ils avaient prévu de le faire, en conservant le même niveau de pension. Le reste n’étant que de la gesticulation autour de mesures que l’allongement des durées de cotisation aurait de toutes façons imposé à l’entreprise, au travers de perspectives de carrières plus longues que ne prévoyaient pas les déroulements actuels.
La réforme, voulue par le gouvernement et acceptée par tous les partenaires sociaux en négociation, sauf SUD, c’est en l’état actuel des choses - la suite alourdira sûrement ce fardeau et imposera d’autres rapports de force – deux ans et demi de travail en plus pour conserver le même niveau de pension. Hors, ces deux ans et demi une majorité des agents de la RATP les ont déjà cotisé au régime général.
Dans un principe d’équité, une simple transaction comptable aurait permis de neutraliser totalement les effets de la réforme, au travers d’une mesure qui ne bouleversait pas les grands piliers de la réforme, sur lesquels nous n’avons pas constaté ne serait-ce que l’esquisse d’un recul du gouvernement dans les négociations tripartites d’entreprise, à contrario de la soupe au lait qui nous aura été vendue sur les piquets de grève.
Et puisque nous devons aborder la problématique des salariés entrés tardivement à la RATP, ces mêmes deux ans et demi - qu’ils ont forcément déjà cotisé - auraient sûrement été utiles pour, par exemple, leur permettre de partir avant l’échéance fatidique des 60 ans, dont nous n’osons même pas croire qu’elle puisse être repoussée, notamment au sein de l’exploitation avec son lot de contraintes.
Sans rentrer dans la nouvelle étape de négociation qui va suivre, et prenant aux mots les multiples partenaires sociaux réformistes, présents autour de cette table, qui se disputent la palme de l’efficacité dans les mesures d’accompagnement - obtenues à l’occasion de la « Grande Braderie » de notre régime spécial de retraite - nous espérons que des réponses concrètes seront apportées aux salariés qui se désespèrent du peu d’avancées significatives, eu égard aux revendications exprimées.
Pour finir, et puisque l’on parle de revendications, le syndicat SUD de la RATP prévient d’ores et déjà que son mot d’ordre n’a pas changé, et que ce n’est que « Pour le maintien en l’état de notre régime de retraite » qu’il appellera à nouveau les salariés à se re-remobiliser, sous la condition sine qua non d’un engagement unitaire - et contractuel envers les salariés - des autres organisations syndicales de la RATP sur ce seul mot d’ordre !
A défaut, SUD RATP s’attachera à créer les condition d’une mobilisation dans la perspective du rendez-vous de 2008, plus qu’à mégoter autour de mesures d’accompagnement qui auraient nécessité une autre plateforme revendicative d’avant conflit, de la part de certaines organisations syndicales qui n’ont pas assumé leur fameux statut de « Réformistes ».
Le 1er décembre 2007 Communiqué SUD RATP : SACCAGE de nos locaux syndicaux Dans la nuit du 29 au 30 novembre 2007, nos locaux syndicaux ont été entièrement dévastés par une ou plusieurs personnes visiblement hostile(s) à l’encontre de notre organisation syndicale, ou de ses idées. Des armoires jetées à terre, des portes arrachées, des cloisons défoncées, tout notre matériel informatique vandalisé, en plus de quelques larcins comme le vol de disques durs sans grande valeur, si ce n’est celle de nuire à notre action syndicale. L’état des lieux réalisé au matin du 30 novembre ne laisse que peu de doutes sur l’objectif recherché par cette expédition nocturne de personne(s) malintentionnée (s) mais surtout très bien renseignée(s) et suffisamment bien équipée(s) pour avoir pénétré sans effraction le premier rideau de barrage que représente l’accès à un poste de redressement RATP, attenant à nos locaux syndicaux. Que penser de cette action punitive au lendemain d’une grève dure qui a été menée de front par notre organisation syndicale, convaincue par ses revendications mais pas encore corrompue par le système ! A ceux qui ont commis ces exactions nous voulons exprimer tout notre mépris, car si nous pouvons comprendre la nécessité du besoin, nous ne pouvons comprendre la médiocrité de la frustration et d’une vengeance gratuite ! Loin de ralentir la progression de SUD à la RATP, cette action ne fait que renforcer notre détermination à poursuivre dans une voie qui fait mal, celle de la vérité ! SUD RATP continuera à dénoncer toutes les impostures, où qu’elles de trouvent, au travers d’un combat pour des idées et plus encore pour des valeurs que nous savons partagées.
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| 2007 - Déc |
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