Le 23 novembre 2007

SUD se pose en Observateur !
 
Prenant acte d’une tendance certaine à la reprise du travail, comme de la non reconduction d’une majorité d’Assemblées Générales, le syndicat SUD de la RATP lèvera son préavis de grève à l’échéance du lundi 26 novembre 2007 9h30, date et heure de la première réunion de négociation tripartite autour des mesures d’accompagnement de la réforme du régime spécial de retraite des agents de la RATP.
 
Partant de ce préalable, et de la volonté exprimée par une majorité de nos adhérents, militants et sympathisants, qui souhaitent que SUD RATP se pose en observateur garant de la sincérité des débats, nos représentants syndicaux, non permanents, auront mandat pour assister aux réunions tripartites d’ores et déjà validées par l’ensemble des partenaires sociaux ayant participé à l’élaboration du calendrier de négociation, le 21 novembre dernier.
 
Loin de mentir aux agents, et en cohérence avec notre devoir de vérité, SUD RATP n’aura pas l’insolence de prétendre aller chercher « du grain à moudre » dans ce qui restera marqué dans l’histoire sociale de notre pays comme un nouveau recul majeur du prolétariat.
 
SUD RATP n’attend rien de ces négociations, qui n’ont que vocation à accompagner l’allongement des années de cotisation, aux confins de l’exploitation des travailleurs, bien loin de l’idée progressiste que nous avons de la société.
 
Notre seule promesse sera de rendre compte des discussions, et de faire peser par notre présence tout le poids de la contestation qui s’est largement exprimée les 18 octobre et 14 novembre 2007, ainsi que les jours qui ont suivi.
 
A l’heure actuelle, SUD RATP n’entend pas déposer de nouveaux préavis de grève en préalable d’une négociation que nous n’avons pas souhaité. Les semaines qui suivront, et l’expression des salariés au vu des discussions, détermineront seules les futures échéances sociales.

Le 22 novembre 2007

Union Syndicale Solidaires : 5ème rapport du COR

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) vient de rendre public son 5ème rapport qui actualise légèrement les projections faites en janvier 2007. La principale nouveauté tient du constat d’une dégradation à court terme plus importante que prévue des comptes du régime général due aux départs anticipés pour carrière longue, seule mesure positive de la loi Fillon de 2003 .

Ce rapport confirme que « l’hypothèse d’un recul des âges de départ à la retraite dans les secteur privé (...) ne s’est toutefois pas vérifiée ». Le COR indique que « les comportements d’offre de travail des seniors sont passibles d’une grande inertie ». En clair, les entreprises se débarrassent toujours autant de leurs salariés âgés.

Le COR confirme la dégradation du niveau des pensions par rapport aux salaires. Sa cause se trouve certes dans l’allongement de la durée de cotisation, mais surtout dans l’indexation sur les prix, et non sur les salaires, des pensions et des salaires portés au compte pour en calculer le montant. Ainsi, « les taux de remplacement net des régimes complémentaires seraient divisés par deux entre les générations 1938 et 1985 et la baisse de taux de remplacement net global serait de l’ordre de 20 points ». Le COR note que le ratio de la pension moyenne nette sur le revenu d’activité moyen baisserait de 23 % à l’horizon 2050 . Ces évolutions sont-elles inévitables ? Le COR, qui cherche à justifier l’augmentation de la durée de cotisation à 41 ans pour tous les salariés voulue par le gouvernement, indique qu’il faudrait un point de PIB supplémentaire, à réglementation inchangée, à l’horizon 2020. Le rapport de janvier 2007 tablait sur 0,7 point. La différence est minime et ne justifie aucun catastrophisme surtout qu’elle est nettement moindre que la marge d’erreur des projections économiques sur la période.

Le COR rappelle que l’indexation sur les salaires (indexation sur l’inflation majorée de 0,9 point) représenterait, selon son rapport de 2005, 2,1 % du PIB. Depuis les projections démographiques se sont notablement améliorées comme l’ont indiqué les projections de l’INSEE de 2006 reprises dans le rapport du COR de janvier 2007, les besoins de financement en seront réduits d’autant.

Il est donc possible de stopper la spirale régressive, que le gouvernement veut aujourd’hui appliquer aux salariés des régimes spéciaux, en augmentant très légèrement les cotisations patronales.

Une vision catastrophique est d’autant moins fondée qu’un rééquilibrage du partage de la valeur ajoutée, la richesse créée par les entreprises, est tout à fait envisageable. Il n’est pas acceptable de considérer comme pérenne la baisse très importante de la part des salaires ayant eu lieu ces dernières années (près de huit points pour les sociétés non financières), alors que, dans le même temps, la productivité du travail a continué de croître fortement (50 % en 20 ans). Un tel rééquilibrage de la part des salaires, qu’une augmentation des cotisations patronales peut amorcer, aurait d’ailleurs des effets neutres sur la compétitivité des entreprises s’il était compensé par une baisse des dividendes versés aux actionnaires .


Le 21 novembre 2007

SUD isolé dans le Refus de la Réforme !

Suite à la réunion tripartite du 21 novembre 2007, les Organisations Syndicales CGT ; UNSA ; FO ; CFDT ; CFTC ; CGC et Indépendants de la RATP se sont engagées dans les négociations d’entreprise accompagnant la réforme de notre régime spécial de retraite initiée par le gouvernement.

 

Loin de seulement réaffirmer leur hostilité à la réforme, ces organisations syndicales représentants très majoritairement les salariés de la RATP ont définis le calendrier des négociations à venir, sonnant ainsi la glas du combat initialement et unitairement mené contre toute remise en cause de notre régime de retraite.

 

SUD RATP a refusé de participer à cette mascarade qui aurait déjà pu se tenir 7 jours auparavant, dans les mêmes conditions, suite à la lettre du Ministre Xavier BERTRAND du 14 novembre 2007 acceptant dès cette date la tenue de négociations d’entreprise tripartites, dans le respect des principes d’harmonisation.

 

Pour SUD RATP - qui a toujours combattu le fond de la réforme et son caractère politique avant le rendez-vous de 2008 programmé par la Loi FILLON - il résulte de cette action que les salariés de la RATP ont été trompés par des mots d’ordre syndicaux tous plus radicaux les uns que les autres, alors même que la réforme était acceptée par la majorité des appareils syndicaux.

 

Il est clair que toute cette agitation n’aura servie que de prétexte à s’exonérer d’accusations envers l’avenir, sous des faux semblants tant envers les salariés de la RATP qu’envers ceux du privé à qui on a voulu faire croire à la légitimité d’un combat que l’on voulait perdu !

 

SUD RATP se retrouve désormais seul à la tête de ce combat qui se devait d’être unitaire et interprofessionnel, avec l’obligation d’être majoritairement suivi et renforcé par d’autres convergences pour espérer être victorieux.

 

De ce combat il ne reste plus qu’une mobilisation décroissante, où seuls les personnels de conduite résistent encore d’une détermination sans faille, mais sans grand espoir dans un contexte politique majoritairement hostile - à droite comme à gauche - et sans le concours des principales organisations syndicales de la RATP.

 

SUD RATP n’ose même pas croire pouvoir gagner quoi que ce soit dans cette situation d’isolement, même avec le concours minoritaire de salariés déterminés, hormis d’être accusé de jusqu’auboutisme, voir d’extrémisme en réponse à toutes les exactions qui pourraient être commises sous l’impulsion de quelques agitateurs qui ne font sûrement pas partis de notre organisation syndicale.

 

SUD RATP se doit de ne pas tenir de discours trompeur aux salariés, alors que les conditions d’une victoire s’éloignent à grand pas, comme on a déjà pu le voir à la suite de la mobilisation historique du 18 octobre 2007.

 

C’est donc sans grande conviction que nous poursuivons ce combat - hormis celle de l’avoir réellement mené quand d’autre n’ont fait que le simuler - pour le seul respect des agents encore dans l’action.

 

Demain, d’autres combats se dessinent, non plus autour de la question de la réforme, mais de sa mise en œuvre. A ce titre, SUD RATP n’exclut pas de s’inscrire dans le cadre des négociations à venir, mais la condition sine qua non en sera l’absence constatée de la mobilisation, entérinant de fait l’idée même de la réforme qu’il conviendrait non plus de combattre mais d’accompagner afin de la rendre moins douloureuse aux salariés.

 

Si telle était l’expression des agents au vu des explications données par les organisations syndicales en négociation, alors le syndicat SUD de la RATP retirerait sont préavis en cohérence avec la nouvelle donne revendicative autour de la question des retraites.

 

Notre organisation syndicale restera toujours fidèle à sa promesse d’être au seul service de la vérité, quoi qu’il advienne et quoi qu’il lui en coûte !

Le 19 novembre 2007

Les OS s'engagent dans les négociations d'entreprise

Les Organisations Syndicales CGT ; UNSA (Traction, BUS, GATC) et FO de la RATP ont indiqué ce jour accepter le cadre des négociations d’entreprise, autour de la question d’une réforme de notre régime spécial de retraite, en vertu des dernières propositions de la direction, ouvrant selon un communiqué commun « un champ d’évolutions positives de ce dossier ».

 

SUD RATP prend acte de cette décision, qui vient rejoindre celles précédemment exprimées par les syndicats CFDT ; CFTC et Indépendants de la RATP, qui se sont déjà déclarés prêts à négocier sur les mesures d’accompagnement de la réforme.

 

Or, nous n’avons constaté aucune avancée significative à même de modifier notre position, hormis la présence d’un représentant du gouvernement dans les négociations d’entreprise, qui n’a jamais fait défaut à la RATP puisque notre Président Directeur Général assume déjà cette responsabilité en vertu de sa nomination.

 

Il est clair que sur ces seules questions d’accompagnement dans l’entreprise, tous les éléments de la négociation étaient déjà réunies avant même l’ouverture du conflit social contre la  réforme de notre régime de retraite, et que sur ces seules questions SUD RATP n’aurait pas déposé de préavis de grève en préalable aux discussions.

 

SUD RATP a toujours rejeté le fond d’une réforme qui anticipe déjà le passage à 41  annuités, comme seule réponse au problème global de financement des retraites, sans réel débat de fond, écartant ainsi toute alternative autre que l’allongement des durées de cotisation.

 

Par principe, et par respect avec l’exigence exprimée dans notre préavis « pour le maintien en l’état de notre régime spécial de retraite », le syndicat SUD de la RATP ne pourra s’associer à ces négociations d’entreprise, sauf à constater une absence de mobilisation qui remettrait en cause l’objet même de nos revendications.

 

C’est donc dans l’attente du résultat des premières négociations du 21 novembre 2007 que nous nous plaçons, en maintenant notre préavis, résultats que nous jugerons au même titre que tous les salariés de notre entreprise, aux cotés desquels nous avons été durant les 6 derniers jours de mobilisation.

 

Cette longue attente demeure incompréhensible alors que les conditions semblent d’ores et déjà réunies, et pour le fait le gouvernement ne semble pas pressé d’entamer les dites négociations qu’il réclamait et a obtenu.

Le 16 novembre 2007

RATP : les conducteurs restent très mobilisés
 
AP | 16.11.2007 - Le mouvement contre la réforme des régimes spéciaux s'essouffle-t-il vraiment? Si la direction de la RATP laisse entendre que la grève s'effiloche en comptabilisant l'ensemble des personnels de la Régie, son président Pierre Mongin a reconnu vendredi soir que les agents de conduite restaient très mobilisés avec des chiffres records, entre 57% et 92% de grévistes selon les catégories.

"La grève se concentre sur certaines activités de l'entreprise, c'est-à-dire sur la fonction de conduite. En ce qui concerne les machinistes, on en a (vendredi) 57% en grève, les conducteurs de métro sont en grève à 81% et les conducteurs de RER à 92%", a-t-il déclaré sur France-Info. "Donc ce sont ces missions essentielles de l'entreprise qui actuellement concentrent le maximum de grévistes", a-t-il ajouté.

En moyenne générale, la direction de la RATP a fait état mercredi de 44% d'agents en grève, 27,2% jeudi et 23,3% de grévistes vendredi.

Vendredi à 18h, selon les "infos trafic" de la RATP, il fallait attendre entre 20 et 45 minutes entre chaque rame en fonction des lignes sur huit lignes de métro, tandis que le trafic était quasi nul sur deux autres (13 et 3 bis) et dans les RER A et B.

Le 14 novembre 2007

Poursuite de la Grève du 14 novembre 2007

Au travers de la mobilisation du 14 novembre, et après la mobilisation historique du 18 octobre dernier, les agents de la RATP ont une nouvelle fois marqué leur refus face à toute remise en cause de leur régime spécial de retraite, au travers d’une réforme qui les amènerait inéluctablement à travailler plus longtemps pour gagner moins.

 

D’ores et déjà, les dernières propositions de l’entreprise - qui a largement communiqué à ce sujet au travers d’une note Flash et d’un courrier individuel adressé à chaque agent - ont été rejetées par les agents qui ont majoritairement reconduit la grève pour le 15 novembre.

 

Ces propositions - soumises à une reprise du travail rapide - ne sont pas acceptables et ne peuvent être acceptées, sur le fond comme sur la forme, car la menace ne fixera jamais le cadre d’une négociation aux relents de soumission.

 

A l’heure où la division syndicale apparaît de nouveau au grand jour - puisqu’une majorité d’organisations syndicales de la RATP se sont inscrites dans les mêmes négociations d’entreprise qu’elles rejetaient hier encore – il est clair que seule l’expression des salariés aura encore une chance de faire reculer le gouvernement sur des principes qu’il estime « non négociables ».

 

Car ne nous y trompons pas, c’est bien à ce niveau que la réforme a été décidée et c’est à ce niveau seulement qu’elle pourra être combattue !

 

SUD a toujours promis de donner la libre expression aux salariés, comme de livrer le choix des négociations à leur seule décision. Cette détermination est notre raison d’être, l’essence même du syndicalisme de terrain que nous revendiquons.

 

C’est pourquoi SUD RATP s’engage à mettre en oeuvre toutes les décisions votées en assemblée générale, et à poursuivre l’action aussi longtemps que la grève sera majoritairement suivie, quitte à conserver seuls cette position aux cotés des salariés.

 

Même si ils sont montrés du doigt par une certaine « opinion publique », manipulée par un matraquage politico-médiatique, les agents de la  RATP sont bien conscients que la réforme de leur régime spécial n’est qu’une étape politique à la réforme plus globale des retraites. Avec pour seul objectif l’allongement des durées de cotisations jusqu’à la mise en œuvre inéluctable de la retraite par capitalisation, en raison de la baisse générale des pensions.

                                                

Si la seule réforme des régimes spéciaux était la recette miracle, et définitive, au problème de financement du régime par répartition, nul doute que les salariés de la RATP sauraient s’engager sur la voie du sacrifice.

 

Mais le but est tout autre car l’objectif visé est de faire tomber le dernier bastion de résistance sociale de notre pays sans opposition politique, afin d’éluder le Vrai débat de société sur les retraites que seraient en droit d’attendre l’ensemble des salariés français, régimes spéciaux compris.

 

SUD RATP espère qu’un jour les vrais privilégiés de notre pays seront identifiés, mais une chose est sûre, ils ne se trouvent sûrement pas parmi les travailleurs !

 

SUD RATP appelle à une participation massive lors des Assemblées Générales à venir, afin que chacun puisse faire entendre sa voix et donner toute légitimité à la poursuite de l’action, comme à l’échéance d’une reprise.

Le 12 novembre 2007

SUD signe le protocole en faveur de l'emploi des personnes en situation de Handicap

Parenthèse dans un climat social tendu, la signature du protocole Handicap 2008-2011 marque la volonté du syndicat SUD de la RATP à transcender tous les clivages pour renouveler un engagement à être aux cotés des personnes en situation de  handicap, et au delà de toutes les personnes fragilisées dans une société de plus en plus dure où l’individualisme l’emporte sur l’altruisme. 

Par là même, nous entendons porter les valeurs Solidaires qui prévalent au sein de notre organisation syndicale, et l’intégration professionnelle et sociale des personnes en situation de handicap, comme le maintien dans l’emploi de toutes celles touchées par cette situation au sein de l’entreprise, sont parmi nos préoccupations quotidiennes les plus prégnantes.

 

Pour autant, un protocole ne peut à lui seul prétendre compenser la situation du handicap, qui plus que l’affaire des seuls « partenaires sociaux » doit être l’affaire de Tous.

 

C’est donc comme une base de travail que nous concevons le protocole en faveur de l’emploi des personnes en situation de handicap, base à l’appui de laquelle nous essayerons d’être le plus efficients possible et en renfort de laquelle nous militerons pour d’autres initiatives en rapport.

 

Car au-delà de notre seule volonté, c’est bien l’ambition affichée par l’entreprise que nous relevons ici, et c’est fort de cette ambition que nous lui rappellerons ses engagements.

 

Enfin, nous souhaitons que les salariés de la RATP s’approprient largement ce protocole afin d’en faire une réussite digne du courage et de la volonté de tous ceux qui vivent la difficile situation du Handicap.

Le 10 novembre 2007

Préavis Retraites : Réponse à convocation de la direction RATP

Conformément aux dispositions de l’article L 521-3 du code du travail, nous répondons favorablement à votre convocation dans le cadre de nos revendications exprimées par notre préavis de grève illimité à dater du 14 novembre 2007.

Néanmoins, certains éléments de votre convocation, tout comme votre courrier du 8 novembre, nous laissent dubitatifs quand à votre volonté d’inscrire nos revendications à l’ordre du jour de votre convocation, seules à même de modifier notre position.

En premier lieu, votre courrier du 8 novembre dernier faisait valoir les négociations d’entreprise, accompagnant une réforme que nous réprouvons, comme seuls éléments de réponse à notre revendication « Pour le maintien en l’état de notre régime de retraite ». Nous attendons de connaître les nouvelles dispositions que vous entendez développer à ce sujet.

Ensuite, votre convocation du lundi 12 octobre 2007 à 10h00, dans le cadre de notre préavis, nous laisse interrogatifs en ce qu’elle est également adressée à l’ensemble des organisations syndicales représentatives de la RATP, à l’exception de la CFE-CGC. Nous en déduisons donc que vous entendez nous recevoir conjointement avec les autres organisations syndicales ayant déposé un préavis de grève les 14 novembre et suivants.

Ignorant les exactes revendications exprimées par les autres organisations syndicales de la RATP, nous espérons que vous ne profitez pas de l’occasion de nos préavis pour aborder une négociation d’entreprise dans le cadre d’une réforme que nous refusons.

Sachez que nous aurons également à cœur de soutenir notre deuxième revendication « Pour une augmentation mensuelle de 140 % », rendue possible par l’exemple, et qui pourrait même nous amener à concevoir de « Travailler plus pour gagner plus ! ».

Le 8 novembre 2007

PREAVIS DE GREVE

Depuis la mobilisation historique du 18 octobre 2007, où les agents ont massivement rejeté toute idée de réforme de leur régime spécial de retraite, contrepartie intégrante aux conditions d’embauche des salariés statutaires de la RATP - dont vous avez la pleine et entière responsabilité - aucune garantie concrète n’a été apportée aux salariés soucieux de préserver leurs conditions actuelles en termes de départ à la retraite comme de niveau de pension.

Les dernières propositions du gouvernement - qui n’a jamais consulté notre organisation syndicale - visant à reculer de 6 mois la mise en application de la réforme, ainsi qu’à prétendre ne pas pénaliser les salariés qui en « joueraient » le jeu en cotisant effectivement 40 ans, ne sont pas à même de répondre aux attentes des agents qui refusent toute idée de régression sociale.

Pire, en pleine cacophonie, le gouvernement va jusqu’à renier les engagements publics du président de la République Française, ayant déclaré que : « le système de décote ne s’appliquerait pas au personnel déjà en place », ce qui nous concernant n’aurait pas été de nature à modifier notre position. Vous comprendrez donc le désarroi des salariés, médusés devant un président qui dit « faire ce qu’il dit ! » et un gouvernement qui manque à ses engagements !

Au-delà du cadre actuel de la réforme, cela laisse présager bien d’autres reculs sociaux comme autant de promesses n’ont tenues par des responsables politiques qui n’ont aucun scrupule à les renier, comme à ne pas s’appliquer eux même la rigueur qu’ils entendent nous imposer.

En parlant d’exemple à suivre, nous en profitons pour vous demander l’ouverture immédiate de nouvelles négociations salariales, à hauteur d’une augmentation mensuelle de 140 %, pour Tous les agents de la RATP.

Nous vous demandons à nouveau, Monsieur le Président Directeur Général, d’apporter toutes les garanties nécessaires à votre personnel, quant aux engagements d’embauche que l’entreprise a pris envers eux en terme de retraite, comme de réaffirmer la juste compensation à son dévouement - au service du public - au travers du régime spécial de retraite, qui fait partie intégrante du contrat social que les agents ont souscrit avec l'Entreprise, sur un sujet de sa seule compétence.

Dans l’attente de votre réponse, nous nous voyons contraints, Monsieur le Président Directeur Général, de déposer un nouveau préavis de grève illimité, couvrant l’ensemble du personnel de la RATP, qui débutera le Mercredi 14 novembre 2007 à 04h00 :

  • POUR LE MAINTIEN EN L’ETAT DE NOTRE REGIME DE RETRAITE
  • POUR UNE AUGMENTATION MENSUELLE DE 140 %

Le 7 novembre 2007

Lettre ouverte au premier Ministre François FILLON

Monsieur le premier Ministre,
 
Par voie de presse, votre ministre du travail, Monsieur Xavier BERTRAND, dit avoir transmis mardi soir aux syndicats «ses ultimes propositions d'aménagements à la réforme des régimes spéciaux», avant une grève dont vous n’ignorez pas que - avec les autres syndicats SUD représentatifs dans les entreprises publiques concernées par la réforme - nous sommes à l’initiative.
 
Si tant est que depuis le début de cette réforme votre gouvernement ait délibérément exclu toute tentative de dialogue avec les syndicats SUD, préjugeant du caractère « non constructif » de nos organisations syndicales réunies sous l’union SOLIDAIRES, il n’en reste pas moins que - au titre des principes constitutionnels d’égalité et de liberté à défendre ses droits et intérêts par l'action syndicale en adhérant au syndicat de son choix - vous vous devez de fournir une égale information à tous les syndicats représentatifs concernés par une réforme, au niveau où elle s’exerce, et ce sans préjuger aucunement du caractère participatif des uns ou des autres.
 
En l’état, Monsieur le premier Ministre, permettez nous de vous dire que l’action de votre gouvernement gagnerait à ne pas exercer une quelconque sélection parmi les « partenaires » sociaux, choix relevant des seuls salariés au travers des élections professionnelles.
 
Enfin, le fait que nous soyons opposé à votre réforme ne nous aurait pas empêché à vous faire des propositions, même si vous l’avez bien compris celles-ci s’exercent dans le cadre beaucoup plus large du financement des retraites, Tous régimes confondus.
 
Si votre réforme des régimes spéciaux devait à elle seule régler définitivement et durablement la question générale des retraites en France, alors nous serions prêts à discuter des sacrifices que les salariés que nous représentons seraient prêts à consentir.
 
Demain un conflit dur se prépare, mais quelle qu’en soit l’issue personne ne sortira gagnant d’un nouvel échec au «dialogue social» dans notre pays, échec dans lequel votre gouvernement porte une large part de responsabilité.


Le 5 novembre 2007

Appel à la Grève du 14 novembre 2007

Le mercredi 31 octobre 2007, SUD RATP s’est réuni avec les autres organisations syndicales de la RATP pour analyser la situation sur la réforme des régimes spéciaux de retraite.

 

Malgré une présence incontournable des SUD dans toutes les entreprises faisant parties du régime spécial, le Ministère du travail refuse de nous recevoir, choisissant de fait ses interlocuteurs sociaux.

 

SUD RATP réaffirme son désaccord avec le cadre actuel posé par le gouvernement pour la réforme des régimes spéciaux, malgré la puissante journée d’action du 18 octobre dernier. Le syndicat SUD RATP rejette massivement cette réforme qui se traduirait par un allongement du temps de cotisation et une baisse du niveau des pensions, c’est travailler plus longtemps pour gagner moins en retraite. Qui peut l’accepter ?

 

En effet, avec cette réforme c’est l’instauration d’une double peine :

  • Avec le système de décote, la pension à terme sera diminuée de 25% pour une même durée de travail ;
  • Avec la désindexation des pensions sur les salaires, (cette mesure appliquée au régime général, a engendré en 15 ans un écart de 20% entre l’augmentation du pouvoir d’achat des actifs et des retraités) ;
  • Avec la mise en place d’un double statut pour les nouveaux embauchés, le gouvernement joue la division des anciens contre les jeunes. 

        SUD RATP revendique le maintien et l’amélioration du régime spécial de retraite et de ses droits !

 

Notre action est convergente avec celles des autres salariés des régimes spéciaux. Elle s’inscrit aussi dans la défense du régime de retraite par répartition de tous pour lequel le Gouvernement annonce déjà l’allongement à 41 ans de la durée de la cotisation.

 

Au regard du refus du Gouvernement à répondre aux revendications des agents, SUD RATP s’engage d’ores et déjà à créer les conditions d’une action plus longue pour les agents de la RATP, en espérant être suivi par Toutes les Organisations syndicales de l’entreprise qui s’étaient engagées en ce sens vis-à-vis des salariés ! 

 

Dans ce cadre, SUD RATP appellera à nouveau à la grève, pour une durée illimitée reconductible, à partir du 14 novembre 2007, dans un cadre unitaire et interprofessionnel en lien avec les entreprises concernées par la réforme des régimes spéciaux.

 

 

2007 - Nov
Accueil
Sud RATP
Sud BUS
Sud Métro
Sud RER
Sud Maintenance
Sud DSC
Mes Droits
Protection Sociale
Retraites
Textes
Contacts
Liens