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Le 29 août 2007 Laurence Parisot a profité de l'ouverture de l'université d'été de son organisation patronale pour proposer, entre autres, de faire passer l'âge du départ à la retraite de 60 à 61 ans. La présidente du Medef a plaidé pour relever l'âge légal de la retraite à 61 ans puis à 62 ans et allonger le nombre d'années de cotisations. "On pense sérieusement qu'il faut certainement remettre en cause l'âge légal de départ à la retraite et on propose de faire les choses selon un tableau de marche très progressif, de passer à 61 ans peut-être en 2012, puis peut-être à 62 ans en 2020", a t'elle déclaré sur RTL. Dans une interview accordée au Monde, Laurence Parisot réaffirme par ailleurs qu'on embauchera plus s'il est moins compliqué de licencier. Le gouvernement a prévenu les partenaires sociaux qu'ils devaient s'entendre sur la réforme du marché du travail avant la fin de l'année, faute de quoi il légifèrerait sur le contrat de travail unique.
Le 16 août 2007 Le Conseil constitutionnel valide le service minimumLe 16 août 2007, par sa décision n° 2007-556 DC, le Conseil constitutionnel a rejeté le recours dont il avait été saisi par plus de soixante sénateurs et par plus de soixante députés à l'encontre de la loi sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs. Cette loi concerne les entreprises chargées d'une mission de service public de transport terrestre régulier de personnes à vocation non touristique. 1) Le Conseil a jugé que la procédure obligatoire de prévention des conflits dans ces entreprises chargées d'une mission de service public ne portait pas atteinte à l'exercice du droit de grève. D'une part, le législateur a pu renvoyer à la négociation collective, et subsidiairement au décret, le soin de définir, dans le cadre fixé par la loi, les règles d'organisation et de déroulement de la procédure de prévention des conflits. D'autre part, ces dispositions ne portent pas atteinte au droit de grève ; elles ont notamment pu fixer à un maximum de treize jours la durée pour négocier et mettre en place le plan de transport adapté avant le déclenchement de la grève. 2) Le Conseil a jugé que la loi a pu imposer aux autorités organisatrices de transport de définir des dessertes prioritaires. Cette organisation n'a en effet pas pour objet et ne saurait avoir pour effet de réglementer le droit de grève. Elle vise seulement à définir à l'avance les niveaux de service à assurer sans emporter, par elle-même, aucune réquisition de personnels. 3) Le Conseil a jugé que la loi a pu imposer à certains salariés d'indiquer, 48 heures avant de participer à la grève, leur intention de se joindre au mouvement. Cette obligation de déclaration préalable, qui ne saurait être étendue à l'ensemble des salariés, ne concerne que les salariés dont la présence détermine directement l'offre de services. Elle a vocation à faciliter la réaffectation des personnels disponibles en cas de grève. Cette obligation ne porte pas atteinte à l'exercice du droit de grève. En outre, elle ne s'oppose pas à ce qu'un salarié rejoigne un mouvement de grève déjà engagé. 4) Le Conseil a jugé que la possibilité d'organiser une consultation sur la poursuite de la grève huit jours après le début de celle-ci ne porte pas atteinte au droit de grève. D'une part, cette consultation ne conditionne pas la poursuite ou l'interruption de la grève. D'autre part, elle est organisée dans des conditions assurant le respect du vote. Dès lors, l'éventualité d'une telle consultation ne porte atteinte à aucun principe constitutionnel. Le 6 août 2007Saisine du Conseil constitutionnel contre la Loi de Service minimum, en date du 6 août 2007 par au moins soixante sénateurs et soixante députés
Le 3 août 2007 Le texte de Loi sur « le Dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs » a été adopté par l'Assemblée nationale le 2 août 2007, par 96 voix pour, 22 contre et 0 abstention.A l'Assemblée Nationale, il y a 577 députés :
Le 21 juillet 2007 Manifestation contre le service minimum, le 31 juillet 2007 à 14h30 devant l'Assemblée nationale
Le 19 juillet 2007 Communiqué SUD RATP Le gouvernement de Nicolas SARKOZY, assisté de sa majorité présidentielle, multiplie les attaques contre les agents de la RATP et des services publics, en prémices à d’autres reculs sociaux envers Tous les salariés. Ainsi, le projet de loi sur « la continuité du service public dans les transports », visant à encadrer et à restreindre l’exercice d’un droit constitutionnel, après un endoctrinement Politico médiatique assimilant les actions de grève à des actes de terrorismes qualifiés de « prises d’otages », n’est qu’une étape à d’autres desseins aux contours bien plus pernicieux.
Le 17 juillet 2007 Proposition de loi pour scinder la RATPPour Philippe Dominati Il propose en outre, pour améliorer le fonctionnement de la Régie, de la transformer « en société anonyme, ouverte à des investisseurs privés mais dans laquelle l'Etat gardera une participation majoritaire ». Le sénateur peut compter, dans sa démarche, sur le soutien des députés parisiens Claude Goasguen et de Pierre Lellouche. Sur son site interne, la RATP indique qu'elle n'a eu aucun contact avec le sénateur à l'origine de cette proposition de loi, et que celle-ci n'aurait pas l'aval des pouvoirs publics. Un écho de presse du Nouvel Observateur de ce jour laisse entendre qu'une proposition de loi serait déposée par un parlementaire d'Ile de France pour mettre fin au monopole de la RATP et modifier son statut. Cette position n'engage que l'auteur de la proposition annoncée. Il n'y a eu aucun échange avec l'entreprise sur cette proposition qui, par ailleurs, ne reçoit aucun aval des pouvoirs publics.
Le 10 juillet 2007 Réorganisation à la RATP Yves RAMETTE, DGA en charge du transport, prend une responsabilité directe sur les départements de maintenance et d’ingénierie, notamment la nouvelle maîtrise d’ouvrage ferroviaire. Il prend également en charge l’animation de la politique de recherche, d’innovation, de la qualité et du développement durable. Le DGA Transport va également disposer auprès de lui d’une mission, le Contrôle Général de Sécurité,CGS. Philippe MARTIN, DGA « espaces, services et vente », prend la direction opérationnelle des aspects commerciaux, maintenance des espaces, systèmes d’information et maîtrise d’ouvrage des lieux et des espaces. Jean-Marc JANAILLAC, Directeur Général du développement du groupe RATP, prend en charge l’animation des filiales du groupe autour de cinq grands pôles :
Alain LEDUC, Directeur Financier, se voit confier une responsabilité directe sur les départements HAL et JUR. Plusieurs entités se voient directement rattachées auprès du PDG :
Emmanuel PITRON, chargé de mission auprès du PDG, prend les fonctions de Directeur de cabinet, avec la responsabilité opérationnelle et quotidienne de la sécurité et des affaires publiques. Cyril CONDÉ, Ingénieur des Ponts, Polytechnicien, ancien fonctionnaire de l’équipement, occupera les fonctions dedélégué général à la recherche, à l’innovation, à la qualité et au développement durable. 8 changements à la tête des départements, à compter du 1er septembre 2007 :
Le 26 juin 2007 Annulation du décret N° 2006-516,
relatif à la durée du travail du personnel de la RATP
De par une décision du Conseil d’Etat en date du 25 juin 2007, prise en conséquence de la requête individuelle du 22 juin 2006, formulée par Mr Olivier COTS, Secrétaire Trésorier du syndicat SUD RATP, le décret N° 2006-516, relatif à la durée du travail du personnel de la RATP, est annulé pour incompétence des ministres : Dominique de VILLEPIN ; Nicolas SARKOZY ; Gérard LARCHER ; Jean-Louis BORLO et Dominique PERBEN. Il résulte de cette décision que seules les délibérations du Conseil d’Administration de la RATP, approuvées par le ministre des transports et le ministre des finances, ont compétence à fixer les conditions de travail des agents de la RATP, dans le respect des textes existants. Au-delà de l’incompétence soulevée, le syndicat SUD RATP exige l’application, aux agents de la RATP, des dispositions contenues dans les Lois : 73-4 du 2 janvier 1973 ; 98-461 du 13 juin 1998 ; 2000-37 du 19 janvier 2000, et l’ouverture des négociations sur les dispositions de la Loi 2004-626 du 30 juin 2004 et notamment son article 5.
Le 21 juin 2007 Communiqué SUD RATP Le syndicat SUD de la RATP tient à réagir avec fermeté aux propos de Monsieur le Président de la République, à l’occasion de ses déclarations sur le service minimum. En effet, certaines propositions sont à la limite de la démagogie et révèlent soit une méconnaissance des règles en vigueur, soit une volonté de stigmatiser les salariés des transports publics aux yeux du reste de la population.
Le 8 juin 2007 Réorganisation en vue à la RATP Le Figaro. Fabrice AMEDEO - Publié le 08 juin 2007
Le président de la Régie, Pierre Mongin, devrait bientôt engager un renouvellement du comité exécutif.
UN AN après son arrivée, Pierre Mongin semble décidé à faire entrer des têtes nouvelles au comité exécutif de la RATP. Et à se séparer de plusieurs de ses membres actuels. Selon nos informations, plusieurs piliers de l'entreprise seraient sur le départ. « Le torchon brûle avec plusieurs anciens », commente une source interne. Pierre Mongin est l'ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin à Matignon. Il se dit en interne que la nomination du nouveau gouvernement a sans doute libéré certains de ses anciens collaborateurs.
Le cas le plus spectaculaire serait celui de Josette Théophile, responsable de l'innovation sociale à la RATP et cadre de l'entreprise depuis 1990. Elle a notamment été l'artisan en 1996 de l'alarme sociale. Ce dispositif, qui contraint la direction et les organisations syndicales à se réunir dès qu'apparaît un sujet de discorde pour éviter les grèves, a entraîné une baisse sensible des conflits.
Accord nécessaire du ministère des Transports
Alain Leduc, directeur financier, et Philippe Martin, directeur général adjoint en charge des espaces services et ventes, seraient également concernés par cette réorganisation. Philippe Martin pourrait rejoindre rapidement la SNCF. « Le grand gagnant de ce remaniement est Yves Ramette, directeur général adjoint en charge des transports, commente un proche. Il a toute la confiance de notre président et devrait prendre de l'ampleur. »
La messe ne semble toutefois pas dite. Car la RATP, entreprise publique, doit soumettre au ministère des Transports - désormais rattaché au grand ministère de l'Environnement d'Alain Juppé - toute nomination au sein du comité exécutif.
Ces rumeurs sont démenties par la direction générale de la RATP, mais elles ne surprennent personne.
Pierre Mongin a affirmé, lors d'une récente convention sur le plan d'entreprise, qu'il souhaitait adapter le comité exécutif aux priorités stratégiques de la RATP.
Plusieurs chantiers lui tiennent à coeur : l'amélioration du service sur la ligne 13 du métro parisien, la création d'un « métrophérique » (métro souterrain automatique qui contournerait la capitale à environ trois kilomètres du périphérique) ou encore la constitution d'un grand pôle public de transport regroupant Transdev (filiale de transport commune à la RATP et à la Caisse des dépôts) et Keolis (filiale de la SNCF).
Communiqué de la RATP
Dans son édition du vendredi 8 juin, le quotidien Le Figaro publie un article sur une éventuelle réorganisation de l’état major de la RATP.
La Direction générale de la RATP tient à préciser que cet article rédigé sur la base de rumeurs ne correspond à aucune réalité. Le Plan d’Entreprise 2008/2012 en cours d’élaboration, selon une méthode très participative, permettra, à partir des axes de travail aujourd’hui validés, de réfléchir sur des modes d’organisation qui seront les plus à même de porter les actions du plan. Cette phase n’est pas ouverte aujourd’hui.
Le Président directeur général, comme il l’a toujours fait, souhaite s’appuyer au préalable sur l’avis des membres de la direction et consultera les partenaires sociaux. Tout projet de mouvement de structure fera l’objet de concertation, le moment venu, au sein des instances de l’entreprise.
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Le 1 juin 2007 PresseLa Carte orange de la discorde« Rien de décidé », dit-on au cabinet d'Alain Juppé. Ni dans un sens, ni dans l'autre. Alors que le Medef Ile-de-France s'est inquiété cette semaine de l'existence d'une ordonnance du gouvernement - révélée par 20 Minutes le 3 mai dernier - qui laisse entendre que l'employeur pourrait prochainement prendre en charge la totalité du coût du transport des salariés franciliens, l'entourage du ministre de l'Ecologie a indiqué hier que la partie réglementaire de l'ordonnance ferait l'objet d'une « concertation » avec les partenaires sociaux. « Il y aura une évaluation en termes de plan de déplacements urbains et de coût pour les employeurs », selon le ministère. La révélation de ce texte a agité les services juridiques de la région Ile-de-France et du Syndicat des transports d'Ile-de-France, ainsi que les groupes politiques de la région et le syndicat patronal. L'ordonnance, parue le 13 mars, stipule que « l'employeur prend en charge le prix des titres d'abonnements souscrits par ses salariés ». Et non plus « prend en charge à 50 % ». Début mai, Matignon avait tenu à désamorcer cette bombe, précisant qu'il s'agissait seulement d'une intégration du texte au nouveau Code du travail. La formulation répondrait à un souhait purement formel du Conseil d'Etat. Dans le doute, le Medef Ile-de-France a tenu à rappeler que « les entreprises participent déjà très largement aux dépenses de transport, à la fois par cette prise en charge, mais également par le versement transport ». Le syndicat a chiffré ce que coûterait cette mesure aux patrons : 500 millions d'euros par an. BOULETTE : Philippe Touzet, du syndicat SUD-RATP, pense que cette ordonnance résulte d'une « boulette. » « Mais une boulette qui ouvre des perspectives, car dans l'attente de la partie réglementaire, il y a un vide juridique. » Cette partie devrait être adoptée durant la prochaine session parlementaire, avant la rentrée. ©2007 20 minutes
Le 23 mai 2007 Signature du protocole social 2007 Le « protocole social 2007 », qui accompagne la mise en oeuvre du plan d’entreprise 2004-2007, a été signé par les organisations syndicales CFDT,CFE-CGC, CFTC-RATP, FO-RATP, Fédération des syndicats indépendants SUD et UNSA-RATP. Il prévoit : Allocation naissance et Supplément Familial de Traitement (SFT)
Chèque Emploi Service Universel (CESU)
Cotisation Mutuelle
SUD RATP a rejeté cet article du protocole social, en rappelant son opposition au caractère OBLIGATOIRE de la Mutuelle ! Indemnité de départ à la retraite
Gratification « médaille »
Le 3 mai 2007 L’accord salarial signé par les organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, FO-RATP, UNSA-RATP et Indépendants.
Pour la première fois, cet engagement porte sur une durée de trois ans. Il prévoit : Pour 2007 une augmentation de 1,5% de la valeur du point, en quatre étapes
Pour 2008 une augmentation de 1,5%
Pour 2009 une augmentation de 1,5%
SUD RATP a refusé de signer cet accord bien en deçà des attentes exprimées, et qui fige toutes possibilités de maintien du pouvoir d'achat des agents en cas de dérapage inflationniste !
Le 1 mai 2007 Un nouvel article du code du travail passé inaperçu, en annexe de l'Ordonnance n°2007-329 du 12 mars 2007, instituant le remboursement total par l'employeur des titres de transports par abonnement, liés aux déplacements domicile-travail en IDF. CODE DU TRAVAIL Article L3261-2 L'employeur situé à l'intérieur de la zone de compétence de l'autorité organisatrice des transports dans la région d'Ile-de-France prend en charge le prix des titres d'abonnements souscrits par ses salariés pour leurs déplacements accomplis au moyen de transports publics de personnes, entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail. La Loi n°82-684 du 4 août 1982, relative à la participation des employeurs au financement des transports publics urbains et des chèques-transports, est abrogée par l'Ordonnance n°2007-329 du 12 mars 2007. Les nouvelles dispositions inscrites dans l'article L3261-2 du nouveau code du travail devant entrer en vigueur au plus tard le 1er mars 2008.
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