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Le 16 juin 2010
SUD RATP refuse d'accompagner une nouvelle réforme des retraites !
![]() Suite aux annonces gouvernementales du 16 juin 2010, la Direction Générale de la RATP a convié les organisations syndicales représentatives à une réunion de partage et d'information relatives à la réforme des retraites, qui aura lieu le 21 juin 2010 à 11h00.
Le syndicat SUD RATP a décliné cette invitation en refusant d'accompagner/négocier une nouvelle régression sociale !
Tous comme lors de la réforme des régimes spéciaux de 2007, SUD RATP rejette toute idée de recul sur les retraites et nous n'entendons pas commencer des discussions sur une réforme que nous voulons combattre jusqu'au retrait total du projet de Loi qui sera examiné par le Conseil des ministres le 13 juillet 2010 et présenté au Parlement dès le début du mois de septembre.
Le syndicat SUD RATP confirme qu'il ne déposera pas de préavis de grève pour le 24 juin prochain, tout en souhaitant la réussite des manifestations qui se dérouleront dans toute la France à cette occasion.
Pour autant SUD RATP estime que les journées d'action isolées et sans lendemains ne sont pas à la hauteur des enjeux et que seul la construction d'un véritable rapport de force autour d'une grève générale reconductible sera de nature à faire reculer le gouvernement.
Les parlementaires qui en débattront dès septembre doivent savoir qu'ils seront sanctionnés dans les urnes s'ils adoptent cette nouvelle réforme, le Gouvernement et ses lobbies doivent savoir que les salariés sont prêts à bloquer durablement l'économie si d'aventure ils persistent dans leurs intentions.
C'est en ce sens qu'il faut préparer la rentrée sociale, et c'est pour gagner qu'il faudra se mobiliser et organiser un nouveau front social et populaire !
D'ores et déjà SUD RATP indique qu'il déposera un préavis de grève illimité au prochain rendez-vous social qui sera vraisemblablement convenu pour la rentrée de septembre.
D'autres pistes sont possibles pour financer nos retraites, il suffit simplement d'obliger le gouvernement à aller chercher de l'argent là où il y en a. C'est une question de justice sociale !
![]() Le 15 juin 2010
Communiqué : Tentative de suicide L8
Nous venons d’apprendre que l’un de nos collègues agent de station en attachement à Boucicaut (Ligne 8 du Métro), a tenté de se donner la mort par arme à feu dans la nuit du jeudi 10 au vendredi 11 juin 2010. Il a été admis aux urgences de l’hôpital Beaujon dans un état critique, les médecins restent réservés sur son pronostic vital.
Dans le message d’accueil de son répondeur téléphonique notre collègue Gabriel met en cause les pressions psychologiques qu’il a subit au sein de la RATP, par certains acteurs du management nommément cités. Des agents confirment cet état de fait, pour avoir parfois été directement témoins d’infantilisations et de dénigrements dont il faisait régulièrement l’objet. Ils en témoigneront auprès des services de police.
Les méthodes de pressions phycologiques à l’encontre des agents ne sont malheureusement pas nouvelles, dernièrement nous avons eu à dénombrer plusieurs suicides et tentatives de suicide à la RATP !
A ce jour la Direction n’a rien fait pour remédier à cette situation et elle n'a pas pris les mesures qui s’imposent pour protéger la santé psychologique de ses salariés, même si les discussions sur les risques psychosociaux sont engagées !
Le syndicat SUD est en contact avec la famille de Gabriel qui en appelle aux témoignages de ses collègues. La famille nous a annoncé vouloir déposer plainte, d'ores et déjà le syndicat SUD RATP envisage de se porter partie civile.
A l’instar de ce qui ce passe à France Télécom, nous avons le devoir de refuser cet état de fait, où de plus en plus de salariés sont mis en souffrance dans leur travail !
Nous terminons avec cette pensée pour notre collègue souhaitant qu’il s’en sorte et qu’il puisse revenir parmi nous, avec une pensée pour toute sa famille, puisqu’au-delà d’un individu brisé c’est toute une famille qui est brisée !
![]() Le 14 juin 2010
Retraites : La rentrée devra être chaude !
![]() SUD Ratp, fidèle à ses convictions, continue de penser que seule la grève générale reconductible peut faire reculer le gouvernement et sa contre-réforme sur les retraites. Inutile de dire que cette journée d’action du 24 Juin n’est pas propice à ce type d’action (n’oublions pas 2003), calendrier oblige !
SUD Ratp appelle donc les agents à privilégier désormais la lutte qui se prépare pour la rentrée, car c’est en Septembre qu’il faudra se rassembler massivement, en dépassant le discours des syndicats professionnels. Chaque salarié devra prendre ses responsabilités et peser lors des Assemblées Générales !
Ça s’annonce mal !
Selon le gouvernement, la France doit réformer son système d’assurance-vieillesse et cela sans que l’ombre d’un consensus politique et social n’apparaisse à l’horizon. En effet, les syndicats doivent « s’entendre » sur une formule de cette réforme, ou bien un projet de loi pourrait être déposé cet été par le gouvernement, pour imposer sa propre loi, en pleine Coupe du monde de football.
Ce qui a provoqué la pseudo colère des syndicats. Vous pouvez le voir, nous partons au combat sur de bonnes bases (lol), devant compter soit sur des syndicats qui ont déjà vendus notre régime de retraite dans le passé (2003 & 2007), soit sur la position du gouvernement actuel …De plus il apparait que l’on se dirige vers un départ à la retraite à 63 ans, voir plus…
Ils nous prennent pour des cons !
Comment oser nous faire avaler qu’il faut reculer l’âge de la retraite aujourd’hui, avec une société Française avec 10 % de chômeurs et 70 % de seniors sans travail ? La loi Fillon de 2003 était fondée sur un taux de chômage en baisse, qui aurait amené + de cotisations…et c’est le contraire qui s’est passé !
Comment accepter que se soit souvent les mêmes personnes qui demandent aux gens de travailler plus longtemps, soit ceux qui bénéficient des retraites chapeaux, avec des sommes totalement indécentes, qui représentent des milliers d’années d’une retraite d’ouvrier.
Comment accepter une baisse des pensions tout en sachant que 56 % des retraités en France ont – de 1200 euros par mois ! Les mutuelles augmentent d’année en année, privant de soins corrects nos anciens. Les places en maisons de retraite restent totalement insuffisantes (5 millions de retraités de + de 75 ans et seulement 500000 places!) et de surcroit avec des tarifs prohibitifs (en moyenne 2500 euros/mois)…tout ceci laisse présager une fin de vie de plus en plus noire car seuls ceux qui auront les moyens s’en sortiront, mais les autres ???
Pour justifier l’injustifiable, toutes les ruses et fourberies seront de mises pendant ces prochains mois. Le seul point positif, c’est que cette fois ci, tout le monde sera concerné, le public comme le privé ! A nous de savoir ce que l’on souhaite pour notre avenir, d’être sûr de notre détermination à assurer notre retraite donc notre fin de vie.
Un sacré combat nous attend, notamment contre le pouvoir politique mais aussi malheureusement contre ceux qui trahissent la classe ouvrière. Nous restons persuadés que l’on aura le résultat qu’on mérite. A nous, a vous, de mettre toutes les forces dans cet engagement essentiel !
Pour une autre stratégie, pour gagner
Il y a fort à parier que les salarié(e)s ont du mal à s’y retrouver ! Journée d’actions a répétitions, grève de F.O du 15 Juin, journée d’action du 24 Juin… comme si tout était fait pour tuer dans l’œuf toute envie de lutte !
Comme à son habitude, SUD Ratp dénonce les manœuvres des uns ou des autres visant à déstabiliser ceux qui veulent se battre et préserver leurs acquis. Car trop c’est trop. !
SUD Ratp est prêt à travailler pour la création d’un véritable rapport de force des salarié(e)s, mais la succession de journées d’action ne fait qu’appauvrir les masses tout en servant, pour beaucoup, de soupape de sécurité. On manifeste (peu nombreux vu le faible travail des syndicats en amont !) et on retourne au boulot le lendemain sans que rien n’ai changé ! Ça suffit !
Nous pensons qu’il est profitable de garder nos forces pour la rentrée, puisque aucune perspective de grève reconductible n’est visible en ce moment.
Seul un mouvement d’ampleur et dans la durée, avec des salarié(e)s qui gèrent leurs luttes par l’intermédiaire des A.G, pourra nous faire gagner. Rendez vous à la rentrée… tous ensemble ! ![]() Le 14 avril 2010
Salaires 2010 :
Rigueur et Austérité pour financer le développement de la RATP
![]() Malgré 187 Millions€ de résultat net en 2009, les salaires des agents de la RATP n'augmenterons que de 0,5% de la valeur du point à partir de juillet 2010, soit une augmentation générale de 0,25% sur les 12 mois glissants de l'année.
Cela représente 3,75€ d'augmentation mensuelle lissée sur l'année pour un salaire de 1500€ et 5€ mensuels pour un salaire de 2000€.
Pour rappel, l'inflation mesurée par l'indice INSEE sur les prix à la consommation est en hausse de +0,5% sur le seul mois de mars 2010, soit une variation de 1,6% sur 1 an.
Compte tenu de cette ultime proposition la RATP n'aura pas d'accord sur les salaires en 2010, les 0,5% d'augmentation à partir de juillet feront donc l'objet d'un relevé de décision unilatéral de l'employeur.
SUD réclamait :
Le syndicat SUD RATP dénonce la politique de rigueur et d'austérité mise en place à la RATP, dans le seul but de financer son développement sur le secteur concurrentiel au détriment des salariés de l'entreprise publique comme des usagers Franciliens. ![]() Le 1er avril 2010
Prélèvements abusifs sur jours de grève
En réponse à notre courrier du 21 janvier 2010, le nouveau DRH de la RATP nous informe d'une mesure concernant les prélèvements abusifs effectués sur les jours de grève ces 5 dernières années.
Même si la RATP fait droit à une partie de nos demandes, dans le cadre d'un règlement global qui sera étudié lors d'une prochaine réunion de concertation, il n'en reste pas moins que la Direction omet de répondre à un certain nombre de questions qui font l'objet des nombreux contentieux en cours, comme les prélèvements abusifs opérés sur le SFT (Supplément familial de Traitement) sanctionnés par la Cours de cassation ; sur les primes d'Emploi ; de Qualification/Pénibilité, etc..., mais également sur la définition d'une journée de grève et de la valeur du temps de travail effectif. Il est d'ailleurs consternant de constater que, malgré ses dires, la RATP prétend proposer une transaction sur les contentieux en cours, alors même qu'elle continue à attaquer tous les jugements de 1ère instance (prud'hommes) favorables aux salariés ayant trait aux jours de grève, et dont certains seront prochainement examinés par la Cours de Cassation. Quoi qu'il en soit, la RATP va devoir mettre la main au portefeuille pour régulariser la situation des milliers d'agents spoliés à l'occasion des prélèvement abusifs sur les journées de grèves, ce qui pourrait se chiffrer par un coût estimé entre 7 et 10 millions d'euros pour un total d'environ 170 000 journées de grève, pour une moyenne de 3,92 jours de grève par agents sur les 5 dernières années, si toutefois la RATP entend réellement rétablir les salariés dans leurs pleins droits. Si tel n'était pas le cas, le syndicat SUD RATP continuerait à soutenir les agents de la RATP devant les prud'hommes concernant les prélèvements abusifs pour faits de grève. ![]() Le 4 mars 2010
Grève du 23 mars 2010
![]() Le gouvernement l’a annoncé, une nouvelle réforme des retraites est en préparation avec des négociations nationales qui débuteront début avril dans la perspective d’un projet de Loi courant septembre.
A l’heure où les confédérations et unions syndicales ont décidé d’un premier rendez-vous social interprofessionnel sur la question des retraites, le 23 mars 2010, il est important de montrer la détermination des salariés, et tout particulièrement celle des agents de la RATP, contre tout nouveau recul concernant nos retraites, que ce soit vis-à-vis du gouvernement lui-même que vis-à-vis de certains négociateurs syndicaux coupés du terrain et de ses réalités.
SUD RATP prendra toute sa place dans cette première mobilisation, qui doit résonner comme un fort coup de semonce des salariés avant toute discussion ou proposition, tant de la part du gouvernement que de ses partenaires sociaux.
Un rendez-vous à ne pas manquer !
Louper ce rendez-vous c’est louper l’occasion d’exprimer son rejet de toute nouvelle réforme des retraites, laissant ainsi le champs libre aux habitués des salons privés de l’Elysée pour négocier des conditions de départ à la retraite qu’eux mêmes ne subiront pas, à l’image des parcours dorés de certains hauts responsables politiques & syndicaux !
Un seul coup de semonce avant une vraie mobilisation !
Pour autant, SUD RATP ne se fourvoiera pas dans l’organisation d’une multitude de journées d’action isolées et au but plus ou moins déterminé, et nous n’entrainerons pas les agents dans une dilution de la grève qui ne servirait que d’exonération syndicale, comme une action pédagogique d’avant réforme indispensable à son acceptation. Pour nous c’est clair, les lendemains du 23 mars 2010 n’auront lieu qu’à la prise de connaissance du projet de Loi, mais avec une détermination sans faille qui ne pourra qu’être celle d’une grève générale illimitée, seule à même de faire reculer le gouvernement s’il persiste dans ses intentions de casse de nos acquis sociaux.
Tous concernés !
Le gouvernement projette une réforme de fond qui porterait tant sur la durée d’activité et l’âge légal de départ à la retraite, que sur le mode de calcul des pensions, dont celui des fonctionnaires et des agents de la SNCF & RATP. Public ou privé nous serons tous concernés, et ce quelques soient les catégories sociales professionnelles, Cadres comme Opérateurs. C’est pourquoi il est essentiel que tous les agents de l’entreprise affichent leur opposition à toute idée de nouvelle remise en cause de notre système de retraite, et pas seulement ceux qui ont un moyen d’action direct sur l’outil de transport.
Une vraie fausse solution !
De réforme en réforme, les pouvoirs politiques successifs tentent de nous faire croire que l’allongement de la vie au travail est la seule solution face à un déséquilibre démographique entre actifs et retraités. A l’heure où le taux de chômage en France est le plus élevé de ces 10 dernières années, où les jeunes peinent à trouver un emploi et les plus anciens à le conserver, quelle cohérence à vouloir allonger les durées d’activités face à un déséquilibre lié à un trop faible taux d’emplois ?
Quelles sources de financement ?
Aujourd’hui les inégalités s’accentuent au travers des salaires scandaleux de certains hauts dirigeants avec des profits jamais atteints pour les actionnaires de grands groupes ou sociétés. Il y a 20 ans, la masse salariale (salaires et cotisations sociales dont la retraite) représentait 70% de la richesse produite (PIB). Elle ne représente plus que 60% aujourd’hui ! Des taxations des profits et des produits et services issus d’une production en deçà de normes sociales supérieures doivent être envisagées en complément de la taxation du seul travail.
La retraite : Un enjeu de société !
Tout l’enjeu d’une société moderne, de la société d’aujourd’hui comme de celle de demain, est la réponse qui sera apportée à la question du progrès social et humain !
Travailler pour vivre ou Vivre pour travailler ?
Bien vivre du fruit de son travail et pouvoir en profiter au travers d’acquis sociaux comme la réduction du temps de travail, les congés payés, la retraite dès 37,5 annuités avec prise en compte des pénibilités (tableaux S.A.B), c’est la vision que défend SUD RATP avant toute autre considération, comme celles de certaines primes liées à une production/productivité aussi éphémères qu’illusoires dans le contexte actuel. Travailler plus et plus longtemps, rogner les acquis sociaux, revenir sur les 35 heures, remettre en cause les congés payés et repousser l’âge de départ à la retraite, c’est la réponse du gouvernement, parfois relayée par certains syndicats de l’entreprise, fossoyeurs de nos acquis sociaux mais Chouchous d’une direction porteuse d’une politique aux funestes intentions.
Demain il sera trop tard !
Ne pas réagir aujourd’hui, se défausser de toute responsabilité personnelle et individuelle face à une question qui nous concerne tous. C’est prendre le risque d’un nouveau recul qui sera douloureux pour l’avenir, un avenir plus proche que lointain à l’image de ce qui s’est passé fin 2007 où l’opposition sociale n’a pas été à la hauteur. La politique de l’autruche ne permet pas d’éviter les problèmes, elle évite juste de les voir arriver !
![]() Le 16 février 2010
Réforme des retraites 2010 : il faut organiser la Grève générale !
![]() Le calendrier de la nouvelle réforme des retraites est désormais connu, les négociations nationales commenceront début avril avec l’objectif d’un projet de Loi courant septembre. Cette fois ci, tout le monde sera concerné, le public comme le privé !
Après la réforme Balladur de 1993, la réforme Fillon de 2003 et la réforme des régimes spéciaux de 2008, le gouvernement entend récidiver avec un nouveau projet de réforme qui portera sur le mode de calcul des pensions, sur l’âge de départ à la retraite et sur les durées d‘activité.
Si le Décret 2008-48 du 15 janvier 2008 relatif au régime spécial de retraite du personnel de la RATP a entériné le passage à 40 annuités de cotisation dès 2012 pour les agents de la RATP, rompant ainsi le contrat social qui les liait avec l’entreprise, tout en supprimant les bonifications (1/5ème) pour les nouveaux embauchés alors qu’il constituait une réelle prise en compte de la pénibilité de certains de nos métiers, il a aussi calqué l’évolution/régression du régime de retraite des agents de la RATP sur celui de la fonction publique, lui-même calqué sur celui du régime général, permettant ainsi au gouvernement de prolonger à volonté nos durées de cotisations.
C’est ainsi que, grâce à un cavalier législatif issu de la Loi 2009-526 du 12 mai 2009, de simplification et de clarification du droit et d'allègement des procédures (article 80 dépourvu de tout lien avec la loi), le gouvernement a validée le passage à 41 annuités dès 2012 pour le régime général, soit en 2016 pour les agents de la RATP qui conservent jusqu’ici un décalage dans la progressivité d’application des réformes.
A noter que depuis la parution du Décret 2010-105 du 28 janvier 2010 relatif à la limite d'âge des agents RATP & SNCF, la retraite à 65 ans est devenu une réalité à la RATP.
Les annonces du gouvernement laissent présager un nouveau recul, tant en ce qui concernent le système actuel par répartition qu’en ce qui concerne le mode de calcul sur les 6 derniers mois de salaires.
Première piste envisagée, celle des comptes notionnels. Dans ce type de régime, chaque salarié se trouve à la tête d’un " capital " alimenté par les cotisations qu’il verse pour sa retraite. Lorsqu’il fait liquider ses droits, un coefficient de conversion est appliqué à ce capital pour déterminer le montant de sa pension. Ce coefficient peut être établi en fonction de l’âge et de l’espérance de vie de la génération concernée, mais aussi de la situation des comptes des caisses de retraite au moment où le salarié fait valoir ses droits. Des cotisations fixes mais des pensions aléatoires...
Deuxième piste évoquée, la fin du calcul des pensions sur les 6 derniers mois de salaires pour les fonctionnaires et, par contre coup, pour les agents de la RATP : Le premier ministre François FILLON a clairement indiqué que " la question du calcul de la pension sur les six derniers mois de salaire, dans la fonction publique, se pose évidemment " !
Pour faire passer la pilule il serait question d’inclure les primes dans l’assiette des cotisations retraites, ce qui ne compensera jamais la perte des 6 derniers mois, sachant par ailleurs que les agents de la RATP n’ont jamais cotisé à un quelconque régime complémentaire qui nécessite plus de 40 ans de cotisation pour venir en réel complément du régime général qui ne sert que 50% du Salaire Annuel Moyen sur la base des 25 meilleures années pour une pension à taux plein.
Il est clair que demain plus qu’hier il faudra lutter pour préserver l’un de nos derniers acquis sociaux. Un autre partage des richesses est possible !
Plus qu’une simple protestation il faut construire une réelle opposition en préparant les conditions d’une grève générale interprofessionnelle reconductible, seule à même de faire reculer le gouvernement et de maintenir notre système de retraite, sans nouvelles concessions !!!
Le 10 février 2010 |