Le 31 octobre 2007

Communiqué CGT, UNSA, CFDT, FO, Indépendants, SUD, CFTC, de la RATP

 

Les organisations syndicales de la RATP, se sont réunies ce mercredi 31 octobre 2007 pour analyser la situation à l’issue des rencontres bilatérales avec le gouvernement sur la réforme des régimes spéciaux de retraite.

 

Les organisations syndicales de la RATP réaffirment leur désaccord avec le cadre actuel posé par le gouvernement pour la réforme des régimes spéciaux, malgré la puissante journée du 18 Octobre. Elles considèrent inacceptable d’imposer aux salariés concernés par la réforme de « travailler plus pour gagner moins à la retraite ».

 

Les organisations syndicales de la RATP attendent des réponses précisent du gouvernement en début de semaine prochaine. Elles réaffirment leur volonté de conserver l’unité syndicale la plus large. Les instances de l’ensemble de nos organisations se réunissent prochainement.

 

Dans le cas où le gouvernement ne reverrait pas sa copie, les syndicats CGT, UNSA, CFDT, FO, Indépendants, SUD et CFTC s’engagent d’ores et déjà à créer les conditions, pour les agents de la RATP, tous secteurs et toutes catégories confondues, d’une action plus longue dans un cadre unitaire et interprofessionnel en lien avec les entreprises concernées par la réforme des régimes spéciaux.

Le 27 octobre 2007

Lettre au PDG : Déclarations de SARKOZY

Le 26 octobre 2007

Monsieur le Président Directeur Général,

Suite aux déclarations publiques de Monsieur le Président de la République Française, Nicolas SARKOZY, annonçant l’absence de décotes pour les salariés relevant des régimes spéciaux recrutés avant l’éventuelle mise en œuvre d’une réforme des retraites, en totale contradiction avec le calendrier que vous avez adressé à l’ensemble des agents de la RATP, suite au document d’orientation de Monsieur le Ministre du travail, Xavier BERTRAND.

Nous vous demandons une confirmation officielle de ces nouvelles dispositions, comme de toutes autres, dont le Ministre comme vous-même auriez négligemment omis de nous informer dans les correspondances qui nous ont été adressées.

En tout état de cause, et malgré le refus de Monsieur le Ministre du travail à recevoir le syndicat SUD de la RATP, le niveau d’information que vous devez aux organisations syndicales représentatives dans l’entreprise ne saurait être différent en fonction du niveau de « collaboration » que vous en attendez.

Le 26 octobre 2007

RETRAITES : Ouverture des négociations entre la RATP, la CGC et l'UNSA

Courrier commun des organisations syndicales CGT ; CFDT ; SUD ; FO ; CFTC et Indépendants, au PDG de la RATP

 

Nos organisations syndicales sont soucieuses de défendre au mieux l’intérêt de l’ensemble des salariés de notre entreprise.

 

Sur le dossier « retraites/réforme des régimes spéciaux » nous avons convenu – au travers d’un communiqué du 19 octobre 2007, confirmé dans un second du 23 octobre 2007 – d’une démarche unitaire et cohérente, nous refusant à participer à toutes négociations au sein de notre entreprise si le cadre des « négociations » n’était pas profondément modifié.

 

Faisant suite au communiqué de l’UNSA-RATP demandant officiellement que s’ouvrent immédiatement avec l’entreprise les discussions sur les régimes spéciaux, vous invitez l’ensemble des organisations syndicales représentatives de l’entreprise à se réunir lundi 29 octobre 2007 pour que la direction présente les pistes de négociations qu’elle propose pour traiter des conséquences de l’évolution du régime spécial de retraite.

 

Vous n’ignorez pas que les organisations syndicales CGT, UNSA, CFDT, SUD, FO, INDEPENDANTS, CFTC de la RATP se sont réunies le 23 octobre dernier, la question d’une rencontre avec la direction y a été abordée, cette éventualité a été repoussée.

 

Les communiqués des organisations syndicales de la RATP du 19 puis du 23 octobre confirment notre exigence à ce que le gouvernement entende les revendications exprimées, notamment le 18 octobre.

 

Les organisations syndicales sont reçues en réunions bilatérales au ministère en ce moment même. Les syndicats de la RATP se réuniront de nouveau le 31 octobre pour analyser la situation et les réponses du gouvernement. Celui-ci a donc jusqu’à cette date pour revoir sa copie.

 

Dans ce contexte nous confirmons qu’il n’est pas, pour nous, envisageable de cautionner le projet gouvernemental contre lequel nous sommes dans l’action et d’aborder les conséquences de son application.

 

Pour ces raisons, nous ne participerons pas à la réunion du 29 octobre relayée par « INFO FLASH » 19/07 du 25 octobre 2007.

 

Les syndicats CGT – SUD – CFDT – FO – FSI - CFTC de la RATP.

Le 25 octobre 2007

Lettre au PDG contre la réforme des retraite

Monsieur le Président Directeur Général,
  
Nous avons pris bonne note de votre courrier en date du 25 octobre 2007, relatif à l’ouverture immédiate de discussions dans l’entreprise sur l’évolution du régime spécial de retraite de la RATP, en écho à une demande de l’UNSA.
 
Pour autant, les syndicats représentatifs de la RATP, CGT, UNSA GATC/BUS/TRACTION, CFDT, FO, CFTC et Indépendants, se sont engagés – dans un communiqué commun en date du 19 octobre 2007 - à refuser toutes négociations d’entreprise en l’absence d’un nouveau cadrage ministériel. Engagement auquel nous nous sommes joint dans un second communiqué du 23 octobre 2007.
 
En conséquence, faute d’éléments nouveaux à même d’ouvrir un quelconque espace de négociation sur une réforme qui a largement été rejetée lors de la journée du 18 octobre 2007, et respectueux de nos engagements pris envers et devant les salariés, nous vous informons que nous déclinons votre invitation.
 
Nous attendrons donc de voir qui aura trahi les salariés avant d’envisager de discuter avec vous le contenu d’une réforme que nous réprouvons !

Le 24 octobre 2007

Xavier BERTRAND ne veut pas de SUD !

Xavier BERTRAND ne recevra pas les syndicats SUD dans le cadre des audiences ministérielles sur la réforme des régimes spéciaux, sous prétexte que SUD n'est pas assez "constructif", alors que SUD Rail & SUD RATP sont pleinement représentatifs.

Effectivement, et contrairement à d'autres, notre discours dans le bureau du ministre a toujours été le même que celui tenu sur les piquets de grève !

Visiblement, l'UNSA  RATP serait beaucoup plus coopérative pour le ministre, car sous des faux airs de contestation radicale, les syndicats "Autonomes" se sont d'ores et déjà engagés dans des négociations catégorielles d'entreprise, à l'image de la FGACC à la SNCF.

Sans oublier les autres confédérations syndicales qui négocient directement avec le ministère, en lieu et place des syndicats d'entreprise sacrifiés sur fond de scandale de Caisse noire, dans la perspective des élections prud'hommales de fin d'année !

Le 23 octobre 2007

Les organisations syndicales de la RATP communiquent !

Les organisations de la RATP dans l’unité ont fait du 18 octobre dernier un mouvement social sans précédent qui a uni dans un même mouvement l’ensemble des catégories - opérateurs, maîtrises et cadres – de tous secteurs, toutes générations confondues au sein de notre « entreprise ».

Cette mobilisation « historique » et interprofessionnelle s’inscrit dans un enjeu de société ; elle témoigne de l’opposition des agents à un tel projet, préalable à une nouvelle réforme des retraites annoncée  pour l’ensemble des salariés du secteur public comme pour ceux du secteur privé dès 2008.

Il n’existe pas aujourd’hui de véritable champ de négociations ; le cadrage gouvernemental est un carcan qui ne permet pas d’avancer sur les questions de financement de l’ensemble des régimes, qu’ils soient spéciaux, de la fonction publique ou général. 

Ce projet de réforme des régimes spéciaux ne résoudra pas le problème réel de l’avenir des retraites en France. Il rompt une des dispositions majeures du « contrat social » passé entre les agents et l’entreprise publique nationale qu’est la RATP. Il organise une baisse significative du taux de remplacement et un allongement de la durée de cotisation faisant « travailler plus longtemps pour gagner moins ». 

Aujourd’hui, nous confirmons : 

-  que si le gouvernement ne revoit pas le cadre de son projet de réforme et continue à rester sourd aux exigences des agents de notre service public, il portera la responsabilité d’une riposte majeure


-  que nous sommes favorables à une réunion de l’ensemble des professions concernées par la réforme des régimes spéciaux afin de définir des modalités communes à la mobilisation ; 

-  que nous refusons de participer à toute négociation d’entreprise dans l’attente d’une prise en compte, par le gouvernement, du résultat de la mobilisation du 18 octobre. 

Les organisations syndicales de la RATP se réuniront, à nouveau, le 31 octobre 2007, à l’issue des bilatérales pour analyser la situation et les réponses du gouvernement. Si d’aventure le gouvernement refusait de revoir sa copie, il porterait la responsabilité d’un conflit unitaire plus long dès la mi-novembre. 

Paris le 23 octobre 2007 
Les organisations syndicales : CGT, CFDT, SUD ,CGT-FO, INDEPENDANTS, CFTC de la RATP

L’UNSA  réserve sa position jusqu’au jeudi 25 octobre, date de sa rencontre avec le ministère, pour se joindre, ou non, à cette démarche.

Le 22 octobre 2007

Lettre ouverte du syndicat SUD RATP

aux organisations syndicales & salariés de la RATP

Fort de l’action unitaire et interprofessionnelle du 18 octobre 2007, mais déçus par la division syndicale qui a prévalu au lendemain d’une mobilisation pourtant historique, le syndicat SUD de la RATP entend faire valoir sa position quant à une éventuelle re-mobilisation ultérieure contre la réforme des régimes spéciaux, prémisse d’une réforme plus globale du régime général.

Tout d’abord, SUD RATP rappelle son attachement à donner le libre choix à l’expression des salariés, au travers des outils qui sont une prérogative des organisations syndicales, telle la grève, fusse t’elle encadrée par un droit strict et coercitif.

Décider que seules les organisations syndicales puissent disposer d’un droit collectif est déjà une entrave constitutionnelle !

C’est donc dans cet esprit que SUD RATP a proposé aux salariés de s’exprimer lors de la mobilisation du 18 octobre 2007, sur un sujet essentiel qui est celui des retraites. Sauf à vouloir célébrer une journée de deuil, il ne pouvait être question de limiter l’expression des salariés à une seule journée, exempte de toute avancée concrète.

Sans refaire le procès de certaines prises de position antinomiques, appelant à la reprise du travail sous les regards médusés des salariés – ce à quoi nous avait habitué le patronat, mais pas les syndicats – SUD RATP exprime malgré tout sa volonté de construire un front unitaire, en laissant de coté les jeux d’appareil qui doivent s’effacer devant la mobilisation des salariés, telle qu’elle s’est largement exprimée le 18 octobre 2007.

C’est pourquoi SUD RATP s’associera sans restriction à toute mobilisation unitaire et interprofessionnelle à caractère reconductible, sous couvert d’un préavis illimité dans le temps, pour laisser la libre expression aux salariés sur une réforme qui les concerne au premier chef.

Par contre, SUD RATP ne s’associera pas à une éventuelle journée d’action limitée dans le temps, avec le risque d’assécher toute protestation par l’épuisement d’un combat qui n’est pas mené.

Enfin, SUD RATP a bien pris note de l’expression des organisations syndicales CGT, UNSA/GATC, UNSA/BUS, UNSA/TRACTION, CFDT, CGT-FO, Indépendant, et CFTC de la RATP, de refuser toute négociation d’entreprise sur la réforme du régime de retraite des agents de la RATP, et de leur engagement à construire les conditions d’une action massive dans la durée, qui ne tient plus qu’à la confirmation de la position figée du gouvernement.

Les salariés de la RATP seront seuls juges du respect de ces engagements !

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Le syndicat SUD RATP lève son préavis de grève illimité du 18 octobre 2007, à la date du mardi 23 octobre 2007 à 7h00

Pour autant, cette suspension de notre appel à la grève ne signifie pas que nos revendications en matière de maintien de notre régime de retraite aient été satisfaites, loin s’en faut.

Simplement, nous attendrons l’émergence d’une mobilisation plus unitaire - seule à même de contrer la réforme de notre régime spécial - pour appeler à nouveau à la mobilisation des salariés, qui ont largement exprimé leur souhait de conserver leur régime de retraite en l’état à l’occasion de notre préavis de grève.

Le 18 octobre 2007

Communiqué SUD RATP : Grève du 18 octobre 2007

 

Aujourd’hui, les salariés de la RATP se sont largement mobilisés pour dire NON à un recul social sans précédent ! 

Cette mobilisation marque une forte opposition à la réforme de notre régime spécial des retraites, juste compensation des contraintes propres à nos métiers, et contrepartie d’un engagement au service du public.

Ainsi, nous entendons dénoncer un cadrage gouvernemental figeant toutes discussions, niant les réalités et compromettant le principe même de la solidarité :

- Le passage à 40, 41 puis 42 annuités

- La mise en place de décotes constituant une double peine pour les retraites anticipées des métiers « à forte pénibilité », déjà lourdement pénalisés par la baisse de la valeur annuité

- La création d’un double statut avec la suppression dès 2009 de toutes les bonifications

Ces conditions sont inacceptables !

Après avoir été stigmatisés durant les mois de la campagne présidentielle, les salariés de la RATP et des régimes spéciaux sont désormais montrés du doigt au travers d’une vaste campagne politico-médiatique visant à rendre leur protestation impopulaire.

Que l’on ne s’y trompe pas, tout l’enjeu de l’action de grève du 18 octobre est bien plus que la simple défense des régimes spéciaux, qui ne représentent qu’une partie négligeable du déficit structurel des retraites. Car loin de simplement vouloir réformer les seuls régimes spéciaux, le gouvernement entend bien passer un cap politique lui permettant d’éliminer les derniers bastions de la résistance sociale, pour mieux entamer la marche forcée vers la retraite à 65 ans !

D’ores et déjà, ce n’est plus l’alignement sur les 40 annuités qui nous est promis, mais bien l’allongement vers les 41 annuités, en perspective des 42 annuités.

Les « Privilégiés » feront figure d’exemple, puisqu’ils ne seront plus en situation de retard sur les fameux rendez-vous de la Loi FILLON - portant réforme des retraites - mais précurseurs de l’allongement des durées de cotisations pour TOUS !

L’objectif du gouvernement est purement politique, car contrairement aux idées reçues l’alignement - par le bas - des régimes spéciaux ne règlera en rien le problème de financement des retraites, qui plus qu’une réponse de fait mériterait un réel débat de fond.

Tout l’enjeu de la grève est donc bien de contester la légitimité d’une réforme, qui n’est qu’une étape vers d’autres reculs sociaux et plus largement vers un déclin sociétal.

Sauf à considérer que la journée du 18 ne soit qu’une simple journée de deuil, c’est bien la question de la continuité du mouvement qui se pose aujourd’hui, car seule une grève dure et assurément longue peut-être à même de faire reculer un gouvernement bien décider à casser nos acquis sociaux, masquant ainsi toute l’inefficacité de sa politique économique !

Si certains prônent un hypothétique rendez-vous aux confins d’une négociation vide de toute substance, SUD RATP pense que la seule alternative possible est l’amplification du rapport de force, générateur de toutes les conquêtes sociales de notre pays.

La reconduction de la grève est donc la proposition que nous formulons aux salariés de la RATP, avec pour seule promesse l’âpreté d’un combat difficile et sans garantie de victoire.

C’est au travers de la réponse qu’apporteront les salariés que SUD RATP déterminera la continuité de son action, dans une grève qui n’appartient qu’à eux et qui ne peut être l’apanage des seuls appareils syndicaux en crise de financement.

SUD RATP est favorable à l’appropriation de la grève par les salariés eux même, à la constitution de comités de grève, à la mise en place de collectifs capables de transcender tous les clivages syndicaux.

SUD RATP sera donc au rendez-vous du vendredi 19 octobre 2007, pour entendre la réponse des salariés au travers de leur volonté de combat ou de résignation.

Le 13 octobre 2007

La RATP passera aux 41 annuités en 2016 !

Inquiète du mouvement de protestation qui monte face à la réformes des retraites, la direction de la RATP s'est empressée d'écrire à chaque agent pour communiquer le tableau de la décote qui leur sera appliquée.

Dans sa précipitation la RATP révèle le passage à 41 annuités dénoncé par SUD RATP, preuve s'il en fallait que la réforme des régimes spéciaux n'est qu'un hors d'oeuvre avant 2008 !

Le 10 octobre 2007

Retraites: les régimes spéciaux pourraient avoir à cotiser 41 ans, annonce Bertrand

Le ministre du Travail Xavier Bertrand a annoncé mercredi soir que les bénéficiaires des régimes spéciaux pourraient avoir à cotiser 41 ans pour bénéficier d'une retraite à taux plein, si le régime général et la Fonction publique devaient être assujettis à cette durée.

"Si le régime général, la Fonction publique, sont amenés à cotiser 41 ans à terme, les régimes spéciaux ne resteront pas à 40 ans. Je le dis très clairement", a déclaré M. Bertrand lors d'une conférence de presse.

Le ministre a reçu mercredi, tout au long de la journée, l'ensemble des organisations syndicales et des représentants des directions des entreprises concernées par la réforme des régimes spéciaux de retraite. Il leur a remis un document d'orientation confirmant notamment que les titulaires des régimes spéciaux cotiseraient progressivement 40 années contre 37,5 actuellement, d'ici 2012, pour bénéficier d'une retraite à taux plein.

The Associated Press - le 10/10/07

Le 8 octobre 2007

Préavis de Grève

Monsieur le Président Directeur Général,

Le gouvernement, par la voix de son premier ministre et de son ministre du travail, a annoncé qu’il entendait réformer notre régime spécial de retraite, en se fixant l’échéance de la fin de l’année. Information que vous avez relayée dans une Info Flash en date du 3 octobre 2007.

Le règlement des retraite des agents de la Régie Autonome des Transports Parisiens, comme le statut du personnel, a été institué par l’article 31 de la Loi n° 48-506 du 21 mars 1948, relative à la réorganisation et à la coordination des transports de voyageurs dans la région parisienne, qui en a confié toute responsabilité au conseil d’administration.

Il ressort de ces textes fondateurs que le régime de retraite des agents statutaires de la RATP fait partie intégrante des engagements contractuels définis à l’embauche, entre d’une part le personnel et d’autre part son Président Directeur Général, seul compétent pour recruter le personnel dans le cadre du statut et du règlement des retraites.

Vous comprendrez, Monsieur le Président Directeur Général, que nous vous demandions d’apporter toutes les garanties nécessaires à votre personnel statutaire, quant aux engagements que l’entreprise a pris envers eux en terme de retraite.

A ce titre, vous ne manquerez pas de réaffirmer la juste compensation à l’engagement de votre personnel au service du public au travers du régime spécial de retraite, qui fait partie intégrante du contrat social que les agents ont souscrit avec l'Entreprise, sur un sujet de sa seule compétence :

« Les spécificités qu'il comporte résultent de la compensation des contraintes propres à vos métiers, et sont la contrepartie de votre engagement au service des voyageurs. » (*)

Et de leur apporter ainsi, Toutes les garanties quant au maintien en l'état de leur régime de retraite, comme l’avait fait avant vous votre prédécesseur.

Dans l’attente de votre réponse, et malgré notre sens du service public et l'intérêt des voyageurs, de leurs familles et de l'ensemble des franciliens qui ont besoin du service de qualité que savent leur apporter les agents de la RATP, nous nous voyons contraints, Mr le Président Directeur Général, de déposer un préavis de grève illimité, couvrant l’ensemble du personnel de la RATP, qui débutera le Jeudi 18 octobre 2007 à 04h00 :

POUR LE MAINTIEN EN L’ETAT DE NOTRE REGIME DE RETRAITE

En espérant que vous aurez à cœur d’apporter toutes les garanties nécessaires à lever les inquiétudes des salariés placés sous votre responsabilité, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président Directeur Général, l’expression de nos salutations distinguées.   

(*) Extrait du courrier du 23 Mai 2003 adressé à Tous les agents de la RATP, par l'ex PDG Anne Marie IDRAC

Le 4 octobre 2007

Denis dans le Métro

Politis, le 4 octobre 2007
 
Pour Denis, conducteur de métro et syndicaliste-SUD à la RATP, la pénibilité physique a laissé la place à une souffrance psychologique et à un isolement face à la machine.
 
Témoignage : 
 

Le 3 octobre 2007

Grève du 18 octobre: appels des fonctionnaires CGT et Solidaires

La mobilisation du 18 octobre, initiée par les fédérations de cheminots, gagne de l'ampeur au fil des jours. Après la majorité des syndicats de la RATP, quatre fédérations de l'énergie (CGT, CFDT, CGC et FO) ont appelé à la grève.

Alors que les syndicats de fonctionnaires ont décidé d'une action nationale pour la mi-novembre, deux d'entre eux, la CGT et Solidaires (syndicats Sud), ont appelé mardi soir les agents publics à se joindre à la journée du 18 octobre. Ces deux syndicats rejoignent dans cette grève les syndicats majoritaires de la SNCF, de la RATP, d'EDF et GDF, qui ont appelé à la mobilisation pour protester notamment contre la suppression de leurs régimes spéciaux de retraite.

Deux fédérations de FO, celles des employés et des cadres, ont également appelé à soutenir les actions et les mouvements de grève organisés dans le cadre de cette mobilisation.

Le 2 octobre 2007

La RATP va investir 1 milliard d'euros en 2007 pour améliorer son offre

La Régie autonome des transports parisiens a réalisé un solide premier semestre, avec un bénéfice net en hausse de 133%. Le trafic augmente également de 3,4%, grâce à des investissements lourds pour améliorer l'offre de transport. Ainsi, la RATP prévoit 1 milliard d'euros d'investissement en 2007, puis 1,2 milliard en 2008.

Alors qu'une grève massive des salariés de la RATP est annoncée pour le 18 octobre prochain, la Régie autonome des transports parisiens a publié ce mardi de solides résultats semestriels. Son bénéfice net a bondi de 133% à 118 millions d'euros pour les six premiers mois de l'année. Son chiffre d'affaires a également augmenté de 5,2% à 1,995 milliard d'euros.

Ces résultats sont les premiers donnés selon les nouvelles normes comptables IFRS, mais selon la RATP, leur impact sur la variation des résultats est "faible".

Pour le PDG de la Régie, Pierre Mongin, la solidité de ces résultats s'explique en particulier par "une conjonction d'éléments favorables et atypiques notamment externes, comme par exemple la quasi-stabilité du coût de l'énergie" ou une baisse de la charge fiscale.

Du côté du trafic, la RATP récolte les fruits de ses investissements. Le trafic a en effet progressé de 3,4% avec 1,516 milliard de voyages sur le réseau francilien au premier semestre. Une croissance "sans précédent" liée à un "renfort d'offres", comme l'ouverture du tramway fin 2006, le renforcement de certaines ligne de métro et de bus ou encore le prolongement du service du métro le samedi soir.

Mais la RATP ne veut pas s'arrêter là. Elle prévoit d'investir 1 milliard d'euros sur l'année 2007, puis 1,2 milliard en 2008, afin de moderniser le matériel roulant ou d'améliorer la fréquence de passage des métros.

La Régie veut également poursuivre l'amélioration de son offre. Ainsi, le prolongement d'une heure du service le vendredi soir "pourrait être mis en service le 7 décembre 2007, après décision du conseil d'administration du Stif ", le Syndicat des transports d'Île-de-France .

De plus, le service sera renforcé sur la ligne 2 du métro (Nation-Dauphine) à partir du 5 novembre et à compter du 3 décembre sur la ligne 7 (La Courneuve-Ivry/Villejuif). De nouveaux renforts de bus sont également prévus entre fin 2007 et mars 2008.

Autre projet phare: le "Métrophérique", une rocade ferroviaire qui pourrait relier les banlieues entre elles. Selon Pierre Mongin, "le schéma a bien avancé", précisant : "Nous sommes techniquement prêts". Ne manque plus que le feu vert du Stif.

La Tribune, le 2 octobre 2007

 

 

 

Oct 2007