|

Le 24 décembre 2008
La RATP présente ses voeux les plus chers !
La Présidence de la RATP, sous prétexte de maîtrise des coûts, a centralisé les vœux en mutualisant les budgets de tous les départements. Les nombreuses cérémonies sont, en apparence, remplacées par une seule, mais quelle cérémonie…
PLUS DE 1 MILLION D'EUROS !
Pour l'édition 2009 - placée sous le signe des 60 ans de la RATP - un « comité de pilotage » s'est réuni tous les vendredis depuis la rentrée de septembre et a décidé de louer le Grand Palais, les 6 et 7 janvier prochains.
Une fois de plus, de qui se moque-t-on ?... L'austérité imposée à tous les opérateurs est assortie de dépenses pharaoniques pour la Direction qui, en monarchie absolue, s'arroge le droit d'arroser VIP, People, officiels, etc ...
Le raisonnement est ultra simpliste :
-
Pour nous : effort de productivité, augmentation du rendement.
-
Pour eux : jouissance de tous les excès, éclats du luxe le plus éblouissant.
Alors que la crise se durcit, que l'endettement des ménages augmente, que les salaires stagnent, tous rivalisent d'excès.
En marge de ces vœux, on ne compte plus les séminaires à Fontainebleau, les journées chez Maxim's ou les soirées cabaret à Pigalle.
NON, le Père Noel n'est pas une ordure pour tout le monde !
SUD RATP dénonce ces excès qui relèvent du détournement d'argent public et milite pour l'amélioration des conditions de travail et le développement de l'offre de transport !

Le 10 décembre 2008
Appel d'offre Mutuelle : SUD dépose un référé devant le TGI de Paris pour exiger l'ouverture des négociations
Pendant que les autres syndicats se perdent en déclarations stériles - à l’image d’un article de Fréquence (journal du CE) intitulé « dans la seringue de la concurrence » indiquant que l’ensemble des syndicats, sauf SUD, contestent la remise en cause des modalités du contrat PSCE et du contenu de l’appel d’offre lancé par la direction en vu de son renouvellement – SUD, lui, agit en saisissant le TGI de Paris pour demander :
-
la convocation de l’ensemble des syndicats représentatifs aux fins de la négociation et de conclusion d’un nouvel accord sur l’instauration d’une Protection Sociale Complémentaire d’Entreprise
-
la suspension de la procédure d’appel d’offre lancée pour recueillir les candidatures d’un nouvel organisme prestataire
L’occasion sera ainsi offerte aux procrastinateurs syndicaux de tous bords de démontrer la réalité de leurs revendications.
Rendez-vous le 16 décembre 2008 à 9h15 devant le Tribunal de Grande Instance de PARIS

Le 3 décembre 2008
Prud'hommes, la grande Tambouille de la RATP !
Le 1er octobre 2008, SUD déposait une alarme sociale pour :
Tout en demandant à la direction d'organiser le service pour voter sur le temps de travail, voire de compenser cette impossibilité par un crédit de TC à l'identique de la Note générale 4454 qui prévalait en 1987.
C'est ainsi que SUD avait essuyé un refus catégorique de la direction prétextant faussement que les agents d'exploitation de la RATP avaient largement le temps d'aller voter sur le temps de travail puisqu'ils ne faisaient pas 35 heures effectives. Ce que SUD avait formellement démenti dans le Constat de désaccord du 10 octobre 2008.
Suite à une indiscrétion de l'UNSA RATP ayant fait état de tractations avec la Direction Générale - qui se serait engagée à compenser le vote à l'urne en dehors du temps de travail - le syndicat SUD a déposé une 2ème alarme sociale le 27 novembre 2008 pour obtenir des éléments de réponse sur d'éventuelles nouvelles dispositions règlementaires, à l'exception de la Note générale 5724.
C'est ainsi que la RATP nous a confirmé l'existence d'un accord tenu secret avec l'UNSA - dont ni les salariés, ni les organisations syndicale n'avaient été informés - prévoyant une compensation de 30 minutes de temps supplémentaire laissées à la discrétion des hiérarchies locales pour tout vote à l'urne en dehors du temps de travail. (voir Constat de désaccord du 2 décembre 2008).
En conséquence SUD invite tous les salariés de la RATP qui auront voté en dehors de leur temps de travail aux élections prud'homales du 3 décembre 2008 à demander par écrit le bénéfice de 30 minutes de compensation.
SUD dénonce une politique de management social discriminatoire à la RATP et fondé sur les différences de traitement entre les salariés.

Le 1 décembre 2008
Contrôles renforcés sur les arrêts maladie à la RATP
La Direction de la RATP tend à généraliser le recours à la société SECUREX dans le cadre des arrêts de travail dispensés à ses salariés, alors mêmes que ces arrêts de travail ont pu être délivrés par des médecins agréés de la RATP. Ces contrôles sont directement diligentés par les Chefs de service ou RRH d'unité.
Cette systématisation des contrôles a aussi un coût - plus de 100 Euros par visite - qui s'inscrit dans le cadre du plan d'entreprise 2008-2012 sous l'impulsion du PDG visant l'accroissement du présentéisme annuel d'une journée par agent.
Chantier N°20 : La RATP atteindra, d’ici à 2012, un niveau de présentéisme augmenté d’une journée par rapport à 2007, en s’appuyant notamment sur la baisse de 20% du nombre de journées perdues pour accident du travail, une réduction significative du nombre de journées d’inaptitude provisoire, la maîtrise de la dette de temps et la diminution des jours d’absence pour cause de maladie.
Il est à noter que l'accentuation des contrôles "SECUREX " ne représente qu'une partie de la politique de santé répressive mise en place à la CCAS (Caisse d'Assurance Maladie de la RATP), l'autre - Beaucoup plus pernitieuse - étant la convocation automatique et permanente des salariés en arrêt maladie, au premier jour ouvré suivant tout arrêt de travail, auprès du Médecin Conseil de la CCAS qui seul pourra valider ces arrêts.
SUD rappelle la notion de sécurité inhérente à nos métiers de Transporteur et dénonce cette politique de santé répressive à la RATP, en demandant une enquête indépendante - associant le Conseil de l'Ordre des Médecins - autour de ces dispositifs que nous jugeons illégaux.
Il se pourrait bien que la RATP serve de bassin d'expérimentation pour la Sécurité Sociale...

Le 26 novembre 2008
Statut ou PQ, c'est selon l'intérêt de... la Direction !
Le 13 octobre 2008, SUD demandait l’application de l’annexe 13/3 du statut, fixant la durée du mandat des Délégués du Personnel à 2 ans !
Confiants dans la prédominance de nos dispositions règlementaires (statut) sur le droit commun (code du travail), dès lors qu’elles lui sont supérieures, nous nous en sommes remis à la justice pour obtenir une juste représentation des salariés au travers de l’organisation des élections professionnelles. Nous avions toutes les raisons de croire en l’issue favorable de cette requête, en premier lieu parce que la Direction a toujours plaidé la supériorité du statut sur le doit commun - s’exonérant ainsi de dispositions plus favorables comme par exemple les temps de pause, l’entretien des uniformes ou encore le travail de nuit - mais également en raison d’une récente décision de justice qui avait reconnu cette prédominance des dispositions règlementaires sur le code du travail, dans un autre contentieux relatif aux élections professionnelles, celles du CHSCT Bus.
De surcroit, et parce que l’ensemble de nos Camarades des autres organisations syndicales se disent défenseurs du statut - n’hésitant pas à nous brocarder à chacune de nos revendications un peu trop novatrices – nous espérions naïvement les retrouver à nos cotés à la barre du tribunal, et non aux cotés de la Direction qui a évidemment d’autres intérêts… Mais tel ne fut pas le cas de la part de la Direction et des syndicats comparants qui d’une seule voix ont demandé la prolongation des mandats à 4 ans.
Oubliés les grands discours sur la suppression du vote à l’urne, remplacé par l’unique vote par correspondance, soit disant contrepartie d’une réduction des mandats à 3 ans. Oubliées même les dispositions conventionnelles du statut, accord permanent supérieur et « protecteur ». Désormais une seule chose compte pour eux, gagner le plus de temps possible pour créer le grand syndicat réformiste dont la Direction a toujours rêvé, face à une absence de réelle contestation sociale !
Car si la Loi du 20 août 2008 sur la démocratie sociale et la réforme du temps de travail – induite par la position nationale commune CGT-MEDEF-CFDT – aura bien une conséquence directe à la RATP, c’est celle de la disparition de tous les syndicats qui n’obtiendraient pas 10% sur l’entreprise aux prochaines élections professionnelles. Et hormis SUD habitué à la précarité, peu d’organisations syndicales subsisteraient à l’arrêt des moyens du droit syndical, principale source de financement des syndicats !
Cette crainte de ne plus être représentatifs anime toutes les discussions, pour ne par dire tractations, au sein des syndicats de la RATP, car la majorité d’entre eux n’atteindra pas ce fameux seuil de 10% dans l’entreprise. Dès lors, la pérennité d’organisations syndicales déjà bien en peine pour recruter serait compromise en l’absence de moyens tant financiers que de relèves.
Ils sont bien loin les débats d’idées qui faisaient le syndicalisme de masse - à l’image des représentants syndicaux qui n’hésitent plus à changer de casquette, et de revendications, au gré de leurs seuls intérêts personnels – remplacés par un syndicalisme conformiste, que d’aucun appellent réformiste et qui privilégie l’adaptation des travailleurs à la seule réalité économique, n’hésitant pas au passage à renier 70 ans de progrès social sous couvert de pragmatisme.
Les syndicats ont besoin de temps pour s’allier et se renforcer, mais surtout pour faire oublier leur dernière trahison, celle de la réforme de notre régime spécial de retraite parti en fumée dès les premières réunions de négociations !
Par jugement du 17 novembre 2008, le Tribunal d’Instance de Paris 12ème a validé la demande commune et majoritaire de la Direction et des syndicats comparants contre SUD, visant à prolonger les mandats DP à 4 ans au lieu des 3 ans initialement prévus par l’accord du 5 avril 2006, ou encore des 2 ans prévus par le statut.
SUD fera bien entendu Cassation de ce jugement, parallèlement à sa demande d’annulation des élections professionnelles de 2006 initiée suite à l’annulation de l’accord du 5 avril 2006 relatif à la durée des mandats électifs et à la modernisation des élections professionnelles.
Tract sud

Le 19 novembre 2008
RATP : Interdits de Promotion Interne après 15 ans !
Suite aux appels à candidatures pour la Promotion Interne vers l’Encadrement (PIE) lancés dans les départements de la RATP concernant l’année 2009, nous constatons avec regrets le maintien des conditions d’accès interdisant toute présentation aux salariés de plus de 15 ans d’ancienneté.
Ainsi, SUD considère toujours qu’il y a là une discrimination évidente, ne serait-ce qu’en raison de la corrélation entre l’ancienneté et l’âge, l’un n’allant pas sans l’autre. Nous rappelons également que PIE et accès au choix ne relèvent pas de la même démarche, la première étant totalement volontariste contrairement à la deuxième qui reste entièrement dépendante d’une intervention managériale.
Pour avoir à nouveau interpellé la Direction à ce sujet, il nous avait pourtant semblé qu'elle s'était engagée à supprimer cette restriction qui, au-delà de l’atteinte manifeste qu’elle constitue face à la légitime aspiration des salariés à évoluer professionnellement, n’a plus aucune raison d’être au regard des bouleversements sociaux qui vont conduire nombre d’agents de la RATP à prolonger leurs durées d’activités professionnelles.
À l’heure où l’ont commence à aborder l’examen des deuxièmes parties de carrière et où la difficulté du maintien dans l’emploi de certains métiers est une question prégnante dans l’entreprise, il est plus que temps de desserrer le carcan de la limite d’ancienneté pour pouvoir aspirer à une démarche volontariste vers la PIE.
C’est d’ailleurs en ce sens que nous nous sommes entretenus de cette situation avec Monsieur le Président Directeur Général - lors de notre rencontre Tour d’horizon du 1er octobre 2008 - qui a convenu avec nous du nécessaire besoin d’évolution de la PIE, tout en laissant sous entendre que le blocage de cette situation ne relevait pas forcément de la Direction de l’entreprise ?
Sachant que l’ensemble des organisations syndicales présentes à la dernière commission de suivi de la PIE s’étaient jointes à notre demande, nous avons du mal à croire que l’éventualité d’une évolution par voie d’avenant soit inaccessible dans le respect du droit syndical propre à la RATP. Mais si toutefois telle était la situation nous nous ferions forts de la dénoncer auprès des salariés de l’entreprise.
Aussi nous sollicitons des réponses formelles de la direction, et au-delà des explications qu'elle pourra nous apporter nous souhaiterions lire son engagement à aborder les discussions nécessaires à l’évolution de la PIE et, dans cette attente, nous demandons un regard bienveillant face aux demandes de candidatures des agents de plus de 15 ans d’ancienneté.

Le 8 novembre 2008
SUD Demande la mise en place d'un PDE
Dans le cadre de la politique de développement durable initiée par le PDG, qui a missionné la DGIDD (Direction Générale à la recherche, Innovation, Qualité et Développement Durable) sur cette question, SUD Ratp revendique la mise en œuvre d’un Plan de Déplacement d’Entreprise (PDE), avec une politique favorisant les rapprochements domicile-travail et les modes de déplacements propres & collectifs :
-
Constitution d’une flotte de véhicules propres mis à disposition des salariés de l’entreprise par un système de location aidé
-
Mise en place d’un service de covoiturage permettant de rapprocher les salariés effectuant un même trajet à des horaires similaires (Page Intranet facilitant la constitution des équipages ; prime au covoiturage)
-
Nécessité de prendre en charge 100% du remboursement des titres d’abonnements des Transports en Communs hors réseau RATP
-
Encouragement à l’utilisation des vélos avec la mise en place de parcs à vélos abrités et de douches dans tous les attachements
-
Réflexion sur le Télétravail
-
Levé des freins à la mobilité dans le cadre des rapprochements domicile-travail
Le Développement Durable est un sujet qui nous tient à coeur, surtout lorsqu'il se conjugue avec l'intérêt des salariés

Le 7 novembre 2008
SUD signe le protocole Habitat & Prêts
Ce nouveau protocole a été amendé de plusieurs de nos propositions et/ou revendications, à commencer par la transposition de notre demande de "droit opposable" au logement, reprise en engagement de la RATP dans l'article 2 du protocole sous l'intitulé "Les salariés en rupture d'hébergement".
SUD a soutenu fermement cette revendication, qui était une condition sine qua non à notre signature. Certes, un engagement de la direction n'est pas encore un droit opposable, mais en vertu d'un accord contractuel il a valeur d'obligation pour la RATP !
A noter également la refonte des prêts, deux auparavant (neuf & ancien) pour un seul aujourd'hui, avec un taux inférieur de 2% au prix de référence du marché. A la base, la direction avait institué un taux plancher de 2,5% en deçà duquel elle se refusait de descendre. SUD a fait évolué ce point en demandant de descendre le taux plancher à 2%.
SUD a aussi fait amender les dérogations de zones (achat logement hors 5 zones couverte par la RATP) avec une extension de la distance domicile/travail à 30 kilomètres. Aucune restriction pour les achats dans les 5 zones de la carte orange.
La possibilité de souscrire un nouveau prêt pour le rachat des parts en indivision en cas de divorce ou séparation est aussi une de nos demande (2ème prêt limité à 50% du prêt accession à la propriété). Le prêt véhicule sera quant à lui désormais renouvelable tous les 5 ans.
SUD a également revendiqué demander la possibilité de renouveler le prêt amélioration du cadre de vie pour les salariés en situation de handicap, dans le cadre d'aménagements liés au handicap. Notre revendication a été entendue.
Enfin, nous avons obtenu le transfert de la caution en cas de renégociation de prêt auprès des organismes bancaire agréés.
Voilà pour l'essentiel des évolutions de ce nouveau protocole, tout en rappelant que pour SUD, une politique des prêts ne remplacera jamais une politique salariale déficiente, et que notre organisation syndicale préfére des augmentations de salaires qui profitent à tous, plus que des prêts que seuls certains salariés peuvent souscrire. Non sans rappeler que la priorité abolue doit aller aux salariés en rupture de logement car à quoi bon être salarié si c'est pour ne pas avoir de toit ?
Protocole Habitat & Prêts

Le 24 octobre 2008
SUD demande l'arrêt immédiat du Suivi Médical Encadré !
La CCAS, sous couvert de contrôle, contraint un certain de nombre d’agents à se présenter automatiquement à chaque arrêt de travail - dès le premier jour d’arrêt - auprès du médecin conseil afin que celui-ci valide l’arrêt en cour. Ce qui équivaut à mettre en place une convocation permanente alors qu'aucune justification ne peut être apportée pour imposer cette contrainte supplémentaire aux patients en souffrance, qui pour beaucoup ne sont pas en état de se déplacer au cours de leur arrêt de travail.
SUD estime que ces moyens de contrôle violent les droits élémentaires des malades en transformant la CCAS en outil de management au service de la RATP, bien loin de l’esprit qui a prévalut à la création de notre caisse d’assurance sociale.
SUD demande la mise en place d’un enquête indépendante quant aux moyens de contrôle des arrêts maladie, et l’arrêt immédiat de tout dispositif intégrant la convocation systématique et permanente des patients !
Courrier du syndicat SUD à la CCAS
Réponse de la CCAS

Le 23 octobre 2008
SUD signe le protocole sur l'aide à la garde d'enfants
La RATP, entreprise de service public, exige de ses salariés une présence continue, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, tout au long de l'année.
Cette exigence de service public entraine de fortes contraintes pour les salariés de notre entreprise, tant en terme d’horaires que de repos, et ce plus particulièrement pour les parents qui doivent avoir recours à divers modes de garde plus ou moins atypiques. Même si aucune aide ne compensera jamais totalement l’absence des parents aux cotés de leurs enfants, dans des moments essentiels à leur développement, il est toujours possible de les aider aux mieux dans leurs démarches de garde, tant financièrement qu’en accompagnement.
C’est dans cet esprit que SUD s’est voulu contributeur de ce protocole qui, même s’il ne satisfait pas l’ensemble de nos revendications, marque une avancée significative pour les parents salariés de notre entreprise.
Ainsi, SUD souligne la revalorisation de 5% des montants alloués aux frais de garde, mais plus encore leur indexation annuelle sur la valeur du point. Souhaitons seulement que la politique salariale de la RATP évolue plus favorablement à l’avenir que jusqu’alors…
Protocole d'aide à la garde d'enfants
Tract Sud

Le 21 octobre 2008
SCOR : Copie à Revoir...
En 2012…des agents de contrôles gagneront moins qu’aujourd’hui…belle perspective pour l’avenir !
Les organisations syndicales CGT ; CFDT ; Indépendants et SUD ne seront pas signataires d’un protocole amenant perte de rémunération et dégradation des conditions de vies des agents !
Communiqué commun CGT - CFDT - Indépendants - SUD
Courrier du syndicat SUD au PDG
Réponse de la Direction générale

Le 15 octobre 2008
SUD Majoritaire Chez Vélib !!!
SOLIDAIRES Cyclocity (Vélib à Paris, Vélov à Lyon, Toulouse, Marseille, Rouen, Amiens….) première organisation syndicale dans la filiale vélo du groupe Decaux.
Créé il y a juste 1 ans, quelques mois après la mise en place de la filiale du groupe Decaux, le syndicat Solidaires Cyclocity a dû supporter les licenciements de ses deux créateurs en novembre 2007, des dizaines de licenciements des premiers salariés jugés trop remuants et deux procès devant les tribunaux de Neuilly et de Puteaux.
Bien qu’ayant réuni 82 adhérent-e-s sur un effectif de 400 salariés réparti dans une dizaine de villes, le groupe Decaux a mené une véritable guerre contre notre syndicat allant, avec l’aide de la CGT Decaux, jusqu’à faire voter les salariés de Decaux publicité avec les jeunes de Cyclocity bien qu’un jugement du tribunal de Puteaux ait contesté cette démarche.
http://www.solidaires-paris.org/spip.php?article246" target=?_blank

Le 14 octobre 2008
FO et le PS veulent éliminer SUD !
Le syndicat FO menace de contester la représentativité des SUD dans toutes les collectivités aux élections professionnelles. A Paris, Nantes, Angers ou Lyon, les mairies PS barrent la route à Sud. A Lille, Sud Collectivités Territoriales attaque au Tribunal Administratif la mairie « socialiste » qui refuse leurs listes.
On se souvient des propos de François Hollande pendant les grèves sur les Retraites de l’an passé : « Le syndicalisme à combattre, c’est le syndicalisme de SUD ! ».
La division syndicale a encore de beaux jours devant elle. A moins que les militant(e)s de base se rebiffent, et qu’ils se rappellent que l’union fait la force...ouvrière.
http://labrique.lille.free.fr/spip.php?article786" target=?_blank
Lettre de l'Avocat de FO

Le 13 octobre 2008
Représentativité, SUD demande le retour aux urnes !
Art 170 du statut du personnel : les attributions et les pouvoirs des Délégués du Personnel, les conditions d’exercice de leurs fonction et les modalités de leur élection sont déterminés par l’annexe 13/3 du présent statut
C’est ainsi que l’annexe 13/3A, approuvée par dépêche ministérielle du 3 septembre 2003, fixe la durée du mandat des Délégués du Personnel à la RATP.
Art 4.1 - Durée du mandat : Les Délégués du Personnel sont élus pour 2 ans
Pourtant, et selon un accord du 5 avril 2006, certaines Organisations Syndicales ont signé un accord relatif à la durée des mandats portant la durée de ceux-ci à 3 ans.
Si l’on cherche encore l’intérêt des salariés dans cet accord on ne met guère de temps à imaginer celui des syndicats à la veille de la réforme des régimes spéciaux, lamentablement négociée quand il ne fallait rien céder !
Evidemment, 1 an après avoir vendu nos acquis sociaux les partenaires de la direction se voyaient mal affronter le verdict des urnes, de peur de perdre leurs petites places de permanents et autres mandats d’élus des salariés que leurs syndicats venaient de trahir sans vergogne.
Mais voilà, SUD ne l’entend pas de cette oreille car le Statut du personnel est un accord unanime et permanent, ses dispositions s’appliquent à tous tant qu’elles n’ont pas été modifiées par la commission mixte du statut (commission regroupant syndicats et direction sous l’égide du ministère de tutelle) ou abrogées par une décision de justice administrative.
Ironie de l’histoire, la dernière modification de l’annexe 13/3 date du 3 septembre 2003. Elle fait suite à une décision du Tribunal administratif de Paris, en date du 16 décembre 2002, rendue à la requête de Sud que cette même annexe interdisait alors de présentation aux élections professionnelles.
Toujours est-il qu’aujourd’hui SUD demande l’application stricto sensu du statut et de son annexe 13/3A, définissant la durée du mandat des délégués du Personnel à 2 ans.
Les élections des Délégués du Personnel doivent donc avoir lieu en Décembre 2008 !
Les élections sont la seule occasion de vous exprimer face à des syndicats qui décident à votre place !

Le 6 octobre 2008
Pas d'accord sans signature ! Pas de SCOR sans accord ?
Pas de SCOR sans volontaires !
Lors de l’ultime réunion de négociation sur le SCOR, SUD Ratp a demandé un report du calendrier à même de négocier sereinement ce projet, conformément aux propos rassurants du PDG recueillit lors du Tour d'horizon du 1er octobre 2008.
Sachant que cette demande de détente du calendrier faisait partie des revendications communes portées par les organisations syndicales SUD – CGT – CFDT – FO - CGC – Indépendants - UNSA BUS & SAT Encadrement, nous pensions pouvoir trouver l’unité syndicale nécessaire pour rendre les agents acteurs d’un changement qu’on entend leur imposer.
Sur cette question, force est de constater que nous n’avons pas été entendus par les autres, à l’exception de la CGT qui est restée cohérente avec la position commune en demandant une suspension des négociations.
Entrée en scène de Mme la Chef de Projet qui - loin de démentir quoi que ce soit – nous indique avoir été reçu par le PDG vendredi 3 octobre 2008 suite à notre tract, pour se faire confirmer son mandat en précisant même avoir été « Re-mandaté » à cette occasion, comme les syndicats qui se disent mandatés par les salariés...
Jusqu’à preuve du contraire, et malgré les accusations des Syndicats visiblement frustrés par la possibilité d’allonger les négociations, aucun démenti officiel n’a été publié par la direction alors même le PDG a pris le temps de recevoir Mme la Chef de Projet, ce qui veut tout dire !
Quelque part ça nous rassure de savoir que le Grand patron de la RATP n’est pas un Menteur, car à écouter les uns et les autres on a presque faillit en douter…
La suite des négociations est simple, une Direction porteuse d’un bon projet pour les agents avec des syndicats demandeurs et Prêts à le signer. De quoi contenter notre PDG qui pour le coup pourra féliciter Mme la Chef de projet pour avoir mené les négociations dans le parfait respect du dialogue social !
Nous avons pu assister à un étalage de demandes désordonnées des Syndicats, et à un saupoudrage de la Direction arrosant ici où là telle catégorie, compensant de ci de là leurs pertes de rémunération.
Les agents feront leurs compte, même si à cette heure nous sommes toujours en attente d’une ultime réécriture du projet SCOR, qui seule pourra être à même d’informer les agents. Ensuite, les Marchands de lessive pourront revendiquer la pérennité de telle ou telle mesure, à l’image du cadeau Bonux qui fait oublier jusqu’à la qualité de la Lessive.
Pour clore ce simulacre de dernière journée de négociation, nous avons posé cette ultime question : La menace du relevé de décision plane t’elle toujours au dessus des négociations ? Là-dessus, aucune réponse de la Direction, mais pourquoi envisagerait-elle un relevé de décision quand un accord est à portée de stylo ?
La Direction oublie quand même une chose, le SCOR ne peut pas se faire contre les agents !
CHACUN DEVRA ASSUMER SES RESPONSABILITES FACE AUX SALARIES !

Le 4 octobre 2008
Crise financière, SUD demande des garanties sur le PEE
En raison de la crise financière que subissent certains organismes bancaires, nombre de salariés sont inquiets des problèmes que rencontre le groupe NATIXIS, prestataire du Plan d’Epargne Entreprise de la RATP. Lors de l’audience « Tour d’Horizon » du 1er octobre 2008 avec le PDG, Sud a évoqué les craintes des salariés quand à la garantie de l’épargne salariale constituée dans le cadre du PEE. A cette occasion, le PDG nous a apporté plusieurs garanties, tant dans la nature des placements au titre du PEE que dans la solidité financière des actionnaires de NATIXIS, s'engageant à nous fournir une correspondance en ce sens.
En outre, il nous a été donné l’assurance ultime de la RATP - en cas de défaillance de l’organisme bancaire prestataire du PEE - s'engageant vis-à-vis des salariés qui ont opté pour ce placement offert par l’entreprise.
SUD a donc demandé que l'ensemble de ces garanties soient notifiées par écrit aux salariés !
Courrier de NATIXIS

Le 3 octobre 2008
Journée d'action du 7 octobre 2008
Le syndicat SUD Ratp n’a pas déposé de préavis pour la journée du 7 octobre 2008, puisque la plupart des syndicats soutiennent l'accord triennal qui bloque les salaires de l’ensemble des agents de notre entreprise à 1,5 % par an.
L’unité est loin d’être réalisée pour créer un mouvement de grève d'envergure, à même d'infléchir la politique salariale de la RATP. Dans ces conditions le dépôt d'un préavis nous est apparu vain et inefficace !
Avant d'appeler à une mobilisation Mondiale sur la question des salaires il faut déjà être en capacité de construire un front unitaire dans l'entreprise.
Toute liberté reste offerte à nos adhérents et/ou militants de s'inscrire individuellement ou collectivement dans cette journée d'action, plus symbolique que constructive.

Le 1 octobre 2008
SCOR, le PDG remet les pendules à l'heure !
Le 1er octobre 2008, Sud s’est entretenu avec le PDG Pierre MONGIN, dans le cadre d’une rencontre bilatérale annuelle, Tour d’Horizon de l’actualité sociale.
Porteurs de vos inquiétudes, les représentants du Syndicat SUD Ratp ont évoqué le calendrier précipité de la mise en place du SCOR, sous la menace du Relevé de décision brandit par Mme La Chef de Projet, dans un dossier qui ne recueillait pas l’adhésion des salariés faute de les y avoir associés en amont.
Les réponses du PDG sont tombées comme un coup de tonnerre qui nous a stupéfié sur place, avec la révélation d’une supercherie montée de toute pièce !
Il n’y a pas de contrainte calendaire dans la mise en place du SCOR, il y a beaucoup de temps pour expliquer, écouter et faire adhérer les agents à ce projet d’entreprise prévu dans la période des cinq ans du plan…Si nécessaire on peut repousser le calendrier…Les agents doivent être acteurs et non spectateurs du changement…Ce projet n’est pas une priorité pour l’entreprise, s’il n’est pas partagé il peut être stoppé…Les départements voulaient même garder la main sur le contrôle de leur réseau…Si ce projet était abandonné il y aurait bousculade à la porte de la Présidence…
Voici à peu de choses près les réponses que nous a donné le PDG qui, pour être tout à fait exhaustifs, nous a quand même vanté les mérites d’un corps de contrôle unifié & Multimodal. La traduction de ces propos est sans ambigüité :
-
Le calendrier de mise en place du SCOR n’est pas contraint, on a 5 ans pour le réaliser
-
Les agents doivent être associés au projet
-
La menace du relevé de décision est une supercherie, pas de SCOR sans Accord
-
Les syndicats initiateurs du SCOR seraient les premiers frustrés de l’échec des négociations
La Direction nous a donc menti, de concert avec les syndicats initiateurs du SCOR qui ont joué de tromperie en feignant l’opposition pour installer l’unité syndicale à même de concrétiser leurs tristes desseins.
Il est clair que dans ces conditions SUD demande la remise à plat Totale du projet et l’engagement des organisations syndicales dans une consultation recueillant l’adhésion majoritaire des salariés.
L’Unité syndicale Oui, mais dans la Transparence et dans le seul Intérêt des salariés !

|